Syrie: pourquoi l'Irak se refuse à demander le départ de Bachar el-Assad

A l’issue de violents combats, samedi 2 mars, entre armée syrienne et jihadistes rebelles du Front al-Nosra à la frontière irakienne, proche de Mossoul, quatre militaires syriens se sont réfugiés en Irak pour y être soignés. Mais, de son côté, le gouvernement irakien affirme ne pas prendre parti.



Syrie: pourquoi l'Irak se refuse à demander le départ de Bachar el-Assad

Les soldats syriens sont actuellement soignés dans l’hôpital irakien Rabia, proche du poste frontalier de Yaaroubiyé, à 400 kilomètres au nord-ouest de Bagdad. Le gouvernement irakien qui, pour la première fois, reconnaît avoir porté assistance à des soldats syriens, affirme ne pas avoir pris position pour l’un ou l’autre des deux camps, ni répondu aux balles et roquettes tombées sur son territoire.

Stratégique

En lutte contre les jihadistes d’al-Qaïda qui sévissent en Irak et ont infiltré les rangs de l’Armée syrienne libre ( ASL), soucieux aussi de préserver ses liens avec Téhéran, opposé à l’axe sunnite Qatar-Arabie Saoudite-Turquie, soutien de ces mêmes rebelles syriens, le gouvernement irakien à majorité chiite se refuse donc à demander le départ de Bachar el-Assad.

Un refus stratégique. Des dizaines de milliers de manifestants des provinces sunnites d’Irak, encouragés par la révolte syrienne mais aussi infiltrés par al-Qaïda, menacent de déferler sur Bagdad pour faire tomber le régime du chiite Nouri al-Maliki.

 

Marwan Abou Omar

Membre du comité de coordination de la révolution à Alep

Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien a bombardé les positions de l'ASL au point de passage de Yaaroubiyé. Nous savons que le monde entier est contre nous. Nous savons que l'Irak, l'Iran, la Jordanie, et le Liban, avec lesquels nous partageons une frontière, sont contre nous. Mais peu importe."



RFI



Dimanche 3 Mars 2013 - 13:41



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