Tchad: des membres de l’ancienne DDS devant la cour criminelle

Au Tchad, une vingtaine d’anciens membres de la DDS, la police politique de l’ex-président Hissène Habré ont été envoyés devant la cour criminelle par une ordonnance du doyen des juges d’instruction dans le cadre de la procédure tchadienne. Neuf autres bénéficient d’un non-lieu mais devraient encore attendre un peu avant de savoir s’ils pourront quitter la maison d’arrêt de Amsinéné où certains sont internés depuis une année.



Hissène Habré, ici en janvier 1987 à Ndjamena, a été à la tête du Tchad de 1982 à 1990. AFP PHOTO
Hissène Habré, ici en janvier 1987 à Ndjamena, a été à la tête du Tchad de 1982 à 1990. AFP PHOTO

L’ordonnance du juge Amir vise 35 personnes. Tous des anciens membres de l’appareil sécuritaire ou militaire ayant travaillé sous les ordres d'Hissène Habré. Sur la base des auditions, il estime que 21 personnes parmi lesquelles, Mahamat Djibrine et Saleh Younous, par ailleurs réclamés par les chambres africaines basés à Dakar, devraient répondre devant la cour criminelle de la justice tchadienne.

Le juge explique n’avoir pas pu se pencher sur le cas de cinq autres membres de l’appareil sécuritaire de Hissène Habré, contre lesquels des mandats d’arrêts internationaux ont été émis. Mais jusque-là, ils restent introuvables. Il s’agit de Guihini Korei, Ahmat Allatchi, Abakar Torbo, Adoum Galmaye et Bandjim Bandoum. Ce dernier, refugié en France, se dit prêt à témoigner au procès de Dakar contre l’ancien président.

Neuf inculpés bénéficient d’un non-lieu partiel selon l’ordonnance. On retrouve parmi eux, les généraux Béchir Ali Haggar et Mbaikoubou Nestor ou encore le policier Nodjinan Jérôme. Ils ne pourront cependant pas encore quitter la maison d’arrêt, le ministère public ayant fait appel de l’ordonnance du juge Amir.

 

Rfi.fr

Samedi 6 Septembre 2014 - 12:38



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