Tchad: une marche pour célébrer le procès Habré

Une marche de soutien à la justice sénégalaise a été organisée, vendredi 5 juillet, à Ndjamena. Une marche à l’initiative du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir, pour manifester la reconnaissance du Tchad après l’arrestation de l’ancien président, Hissène Habré. Une manière pour le parti au pouvoir de rappeler qu'il a libéré les Tchadiens de la dictature de Hissène Habré.



L'ancien président tchadien Hissène Habré, lors de sa visite à Paris, le 21 octobre 1989.
L'ancien président tchadien Hissène Habré, lors de sa visite à Paris, le 21 octobre 1989.

C’est avec des centaines de drapeaux du Tchad et du Sénégal à la main que les participants à la marche ont parcouru la petite distance qui les a amenés jusqu’à la place de la Nation où étaient dressées des tentes pour la circonstance. Ils sont venus pour remercier le Sénégal d’avoir suscité l’espoir de justice chez les uns, soulager une si longue douleur chez les autres ou encore remercier le gouvernement tchadien d’avoir aidé aux préparatifs du procès Habré.

Un ancien prisonnier de la police politique de Hissène Habré fait une déclaration : « Nous honorons la mémoire de nos collègues n’ayant pu résister aux affres des prisons de la DDS [la Direction de la documentation et de la sécurité, ndlr], manifestons reconnaissance au chef de l’Etat et à son gouvernement qui ont permis que les larmes des veuves, orphelins et rescapés cessent enfin. »

Le Premier ministre, qui s’est joint au cortège, a souhaité que cette journée marque le début de la réconciliation entre les Tchadiens divisés entre chrétiens et musulmans par le fait du régime Habré. Joseph Djimrangar Dadnadji estime que « c’est le début d’une nouvelle ère en termes de relations entre les Tchadiens. Nous avons été divisés pendant pratiquement trois décennies parce qu’il y a eu un homme qui avait une conception qui ne permettait pas d’être ensemble ».

« On attend de voir, commente un participant à la marche, si les actes qui seront posés à partir de ce 5 juillet vont montrer que la volonté de réconciliation ne s’arrête pas aux discours. »

Source : Rfi.fr


Dépéche

Samedi 6 Juillet 2013 - 11:17



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