Tension dans l’Enseignement supérieur : la pomme de discorde entre Etat et Saes.

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a procédé ce matin à un débrayage suivi du dépôt d’un préavis de grève. Ces prémices d’un nouveau bras de fer entre l’Etat et les Syndicalistes sont dues, selon ces derniers, au non-respect par l’Etat des accords signés.



Tension dans l’Enseignement supérieur : la pomme de discorde entre Etat et Saes.
Les vieux démons refont surface au niveau de l’enseignement supérieur. En effet le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur a procédé ce matin au dépôt d’un préavis de grève. Ce qui est, selon Moustapha Sal le chargé des revendications, la suite logique découlant du non-respect par l’Etat des engagements signés.

«C’est  en son corps défendant que le Saes, aujourd’hui, a déposé un préavis de grève qui porte sur 4 points. Le premier c’est sur les réformes des titres académiques. Le président en a parlé lors de son message du 4 avril en disant que la réforme des titres serait effective à partir du 1e janvier », a-t-il déclaré. Ce qui, selon lui, n’est toujours pas le cas.

Et de poursuivre : «On est aujourd’hui le 5 et cette réforme se trouve toujours au niveau du Secrétariat du gouvernement pour la simple raison que le ministre des Finances ne fait pas son travail et n’est pas lié par ces échéances. Nous rappelons à l’opinion que si cette réforme n’est pas effective à l’heure actuelle, les étudiants ne seront plus encadrés par les «rangs B » et les « rangs C », il n’y aura plus de cours magistraux dans les universités.

La retraite est aussi un point sur lequel les syndicalistes ne comptent plus tergiverser de l’avis de Moustapha Sall, car elle est «catastrophique au niveau de l’Enseignement supérieur. Raison pour laquelle au niveau du protocole le Saes avait demandé l’abrogation du principe d’écrêtement qui nous est injustement imposé. Ensuite qu’on puisse cotiser plus au niveau de notre indemnité formation. On ne demande pas de l’Etat de l’argent à l’Etat».

Le droit au logement aussi est un facteur de tension entre les syndicalistes et le gouvernement, informe Moustapha Sall. Car, selon lui, n’ayant pas droit à l’indemnité de logement, les enseignants du Supérieur disposent à la place, d’un droit au logement administratif. Mais, «le gouvernement dans son décret 2013/769 a annulé toutes les conventions qui liaient l’université en terme d’hébergement comme avec les autres corps. Il n’y a plus de logement conventionné », informe-t-il.

Le dernier point concerne la prise en charge médicale, qui n’est pas effective selon M Sal. Et il en veut pour preuve le décès de nombreux enseignants du Supérieur : «chaque semaine on vous parle d’un enseignant qui est décédé parce que le principe qui était prise pour dire qu’ils vont nous assister au niveau des évacuations ne marchent pas », a-t-il décrié.

Toujours est-il que ce secteur qui avait échappé de peu à une année blanche renoue avec les perturbations. Ce que décrient les étudiants qui voient avec ce nouveau bras de fer, pointer à l’horizon un risque sur leur avenir.

Ousmane Demba Kane

Mardi 5 Janvier 2016 - 11:39



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