Thierno Bocoum au président Sall : « Au lieu de vous occuper des forces tapies dans l’ombre,… »

La réaction à la suite de la déclaration musclée du Président Sall hier dès sa descente d’avion avec Macky qui dénonce des forces tapies dans l’ombre qui attise le feu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), ne se fait pas attendre. Le chargé de communication de Rewmi, formation orange d’Idrissa Seck, Thierno Bocoum l’invite plutôt à mesurer la gravité de la situation. La réaction du rewmiste.



« Monsieur le Président, compte tenu de la gravité de la situation universitaire qui a abouti à un mort d'homme, nous pensons qu'au lieu de vous occuper des forces tapis dans l'ombre, il faut d'abord vous occuper de celles qui ont évolué en plein jour et qui ont massacré nos frères et sœurs étudiants. S'il y'a une main politique dans cette affaire, celle bien apparente et indiscutable est celle de la hiérarchie qui a ordonné le massacre des étudiants. Celle dont vous faite allusion n'a été, pour l'instant, qu'au chevet des étudiants, en votre absence, tout en appelant au calme et au sens des responsabilités. Considérer que les légitimes revendications seraient juste le résultat de la manipulation de personnes tapis dans l'ombre qui "attisent le feu à des fins politiciennes" est une démarche injuste et offensante », débute le député qui répète.
 
 
« Monsieur le Président, certains étudiants ont été démembrés, blessés, traumatisés, torturés.
Que comptez-vous faire ? Monsieur le Président, des biens meubles des étudiants achetés avec leurs maigres ressources ont été saccagés et détruits. Que Comptez-vous faire ? Monsieur le Président, des autorités ont donné ordre aux forces de police pour sévir jusque dans l'intimité des chambres d'étudiants, sans armes. Que comptez-vous faire ? ».
 
 
Monsieur le Président, certains de nos frères et sœurs étudiants sont restés des mois sans bourses et d'autres sont confrontés à des retards de payement récurrents.  Que comptez-vous faire ? Monsieur le Président, les forces de l'ordre font la loi dans le campus social en violation des franchises universitaires. Que comptez-vous faire ? Monsieur le Président Répondez s'il vous plait à ces différentes questions et après vous aurez tout le temps de chercher les forces imaginaires tapis dans l'ombre », poursuit Thierno Bocoum qui termine en ces termes : «Les étudiants attendent, le peuple attend. Votre responsabilité est entièrement engagée». Ce, dans un déclaration parvenue à Pressafrik.com. 


Lundi 18 Août 2014 - 11:24



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