Tirage au sort Guinée-Mali: «On s'était réuni à l'hôtel pour attendre ensemble», se souvient l'Algérien Kader Ferhaoui, qui a connu ça en 1988

Le tirage au sort qui aura lieu jeudi après-midi pour départager le Mali et la Guinée a connu un précédent, lors de la CAN 1988, entre L'Algérie et la Côte d'Ivoire...



Tirage au sort Guinée-Mali: «On s'était réuni à l'hôtel pour attendre ensemble», se souvient l'Algérien Kader Ferhaoui, qui a connu ça en 1988
C'est une scène rare qui attend la Guinée et le Mali ce jeudi après-midi, sur les coups de 16h. Un tirage au sort sera effectué pour départager les deux équipes, à égalité parfaite à l'issue de la phase de poule, et définir qui ira en quarts de finale et qui rentrera à la maison. Ce n'est toutefois pas une première. En 1988, Algériens et Ivoiriens s'étaient retrouvés dans la même situation. Kader Ferhaoui en était. «C'est sûr, on aurait préféré que ça se joue sur le terrain, se rappelle-t-il. Mais bon, on n'avait pas su faire la différence, alors il fallait l'accepter.»

Accepter que le sort de son avenir dans une compétition aussi importante que la Coupe d'Afrique se trouve dans deux petites boules, dans une salle à laquelle les joueurs ne peuvent accéder. «On n'avait pas le droit. Du coup, on s'était réuni à l'hôtel pour attendre ensemble. C'était très dur», poursuit l'ancien Montpelliérain et Stéphanois, 11 sélections avec les Fennecs.
 

«Heureusement que ça n’arrive pas tous les quatre ans quand même...»


Finalement, le sort avait été favorable à l'Algérie. En revenant à l'hôtel, les délégués de la sélection présents au tirage ne s'étaient pas amusé à faire une petite blague à leurs joueurs, en mode fausse mine résignée avant d'annoncer la bonne nouvelle. «De toute façon, on l'avait vu tout de suite à leur tête ! Ils avaient un grand sourire.»

Cette après-midi pas comme les autres laisse donc un bon souvenir à l'ex-international, même si le sort avait ensuite rattrapé les Fennecs, sortis aux tirs aux buts par le Nigéria en demi-finales (1-1, 9 tab 8). A-t-il un conseil à délivrer aux Maliens et aux Guinées «Ça ne sert à rien de trop y penser, de toute façon tu es impuissant. Autant rester serein et y croire très fort», répond-il, avant de souffler: «Heureusement que ça n’arrive pas tous les quatre ans quand même, c'est très spécial...»

20 minutes

Jeudi 29 Janvier 2015 - 13:55



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