Togo : les experts français à Lomé, Agbéyomé Kodjo interpellé

Deux experts de la police scientifique française sont arrivés hier, vendredi 18 janvier, à Lomé pour enquêter sur les incendies qui ont ravagé, les 10 et 12 janvier, les marchés de Kara et Lomé. Ils doivent passer une semaine sur place et aider à comprendre ce qui s'est passé. Quant à l'ancien Premier ministre et responsable de l'opposition Agbéyomé Kodjo, interpellé mercredi pour être entendu dans l'affaire, ses partisans exigent sa libération.



Un incendie a ravagé le principal marché de Lomé, au Togo, le 12 janvier 2013. REUTERS/Noel Kokou Tadegnon
Un incendie a ravagé le principal marché de Lomé, au Togo, le 12 janvier 2013. REUTERS/Noel Kokou Tadegnon
Les deux experts de la police scientifique française, arrivés sur demande des autorités congolaises, travailleront en synergie avec ces autorités afin de prélever les éléments permettant d’établir le point de départ des incendies, en expliquer les causes et d’en comprendre la propagation.

Sur le terrain, le gouvernement estime que ces incendies, survenus en 48 heures d’espace, sont un acte criminel et confie l’enquête au parquet. Parmi les personnes interpellées figure Agbéyomé Kodjo, ancien président de l’Assemblée nationale et Premier ministre, président du parti de l’opposition Organisation pour bâtir dans l'union un Togo solidaire (Obuts) et son premier vice-président. « À ce jour, précise Yawovi Boessi, secrétaire général du parti, ni la famille, ni les membres du parti n’ont pu les rencontrer. Et tous, au niveau du parti, nous estimons que cette façon d’interpeller deux hauts responsables de formation politique est une grande humiliation infligée à leur personne et à tous ceux qui se battent dans ce pays pour un meilleur devenir des Togolais ».

Selon les membres du parti, Agbéyomé Kodjo a enfin eu l’assistance de son conseil 24 heures après son arrestation et son audition a pris fin vendredi après-midi. Ce samedi 19 janvier, il compte manifester avec les membres du collectif Sauvons le Togo pour dénoncer la volonté du pouvoir de décapiter l’opposition.
Source: RFI

Dépêche

Samedi 19 Janvier 2013 - 12:16