Transfert - PSG: M.Sakho n'a pas de prix

Le chant du départ pour Mamadou Sakho ? Il faut espérer que non. Le défenseur de 23 ans est le garant de l'esprit du Paris Saint-Germain, son club formateur, qu'il incarne mieux que quiconque.



Transfert - PSG: M.Sakho n'a pas de prix

Ne cherchez pas : la véritable star du Paris Saint-Germain, ce n’est pas Zlatan Ibrahimovic et ses 30 buts en Ligue 1, la révélation Blaise Matuidi ou le capitaine du Brésil et du club parisien, Thiago Silva. Le patron, le taulier, l’incarnation du club, c’est bien Mamadou Sakho, 23 ans, grandi dans le quartier parisien de la Goutte-d’Or, fidèle du PSG depuis qu’il a 12 ans ! Oui, le symbole des nouveaux champions de France, à l’heure où une pluie d’étoiles tombe sur la L1  (se répartissant désormais entre Paris et Monaco), c’est bien lui. Son large sourire affiché en remplaçant, dimanche soir à Lorient, Clément Chantôme après avoir enfilé le maillot d’Alphonse Aréola, prenant ainsi le relais dans les buts de Ronan Le Crom, sévèrement expulsé, faisait plaisir à voir. Ce bonheur contagieux n’a pas empêché Arnaud Le Lan de réduire le score sur penalty mais l’essentiel était ailleurs.

Le symbole du PSG

Sakho irradie. Malgré cela, capitaine devenu doublure d’Alex en défense centrale pour épauler Thiago Silva, il s’interroge. « Mon avenir ? On verra, on verra, a-t-il répondu dimanche, énigmatique. Pour l'instant, je savoure le titre. Cette saison, on a montré que Paris avait des ambitions. On a marqué les esprits. » Sakho, que Didier Deschamps emmène avec les Bleus lors de la mini-tournée sud-américaine, est le garant de l’esprit club. Il transpire le PSG par tous les pores de la peau. Un peu trop, parfois... En témoigne sa convocation le 3 juin par le Conseil national de l'éthique  pour avoir entonné des chants anti-marseillais déplacés lors de la turbulente fête du PSG, copiant ainsi maladroitement Taye Taiwo, l’ex-défenseur de l’OM. Homme de son temps, donc rodé à la communication, le précoce Sakho, sur son compte Facebook, avait reconnu avoir repris spontanément un refrain avec des fans du club mais qu’il ne s’agissait en aucun cas « d’attiser la haine mais bien sur le ton de la plaisanterie et dans un esprit de communion avec les supporters. »

Il affiche son amour partout

On verra si le mea culpa est aussi efficace que ses interventions tranchées sur la pelouse. Le numéro 3 du PSG a disputé 34 matchs cette saison, 27 en Ligue 1 (dont 24 fois titulaire), 3 en Coupe de France, 3 en Ligue des Champions et un en Coupe de la Ligue. Carlo Ancelotti  le porte en haute estime et, s’il n’endosse plus le brassard, étoffe que lui avait confiée Paul Le Guen dès sa première titularisation en championnat contre Valenciennes à 17 ans et huit mois, il appartient aux meubles. Il aime Paris, a déjà participé à plus de 200 rencontres pour le club de son cœur (ils ne sont que 30 dans l’histoire du PSG) et récemment s’est même fait raser les cheveux pour mieux laisser apparaître une tour Eiffel ornée des lettres PSG sur une tempe, l’autre affichant un large « Paname 75 » ! Or, Sakho réclame plus de temps de jeu. Comme tous, il veut jouer davantage. Devant l’éclosion de Varane, il craint qu’une place de titulaire avec les Bleus lui file sous le nez juste avant le Mondial 2014 au Brésil.

S’il te plaît, Mamadou, ne pars pas…

Si Claude Makelele, discret mais très précieux adjoint, couve et aide Matuidi  à grandir (on dirait son clone), il apprécie également beaucoup Sakho. Il y a quelques semaines, le pudique Maké s’est exprimé dans Le Parisien devant les velléités de départ de Sakho. Un recadrage en règle : « Mamadou a atteint un niveau où il ne peut plus faire l’enfant et demander de l’affection. Il est dans un monde où les plus forts ne disent rien. Mamadou, c’est l’avenir du club. C’est impossible qu’il s’en aille. Plus Mamadou montrera sa force sur le terrain et plus il sera impossible de ne pas le faire jouer. Car c’est un super défenseur. » Rien à jeter. Alors s’il te plaît, Mamadou, ne pars pas… Que les dirigeants du Paris Saint-Germain laissent Sakho partir serait une faute professionnelle.

Journaliste, Arnaud Ramsay a évolué dans de nombreuses rédactions. Il est désormais gérant de sa société, Ce si gentil Arnaud Ramsay, qui propose des contenus à tendance sportive. Il a notamment publié les biographies de Bixente Lizarazu, Youri Djorkaeff, Laurent Blanc, Nicolas Anelka et Mourad Boudjellal. Tous les lundis, sur Football365, il revient sur un évènement marquant du week-end. Avec une pointe de mauvais esprit assumée…



Mardi 28 Mai 2013 - 16:07



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter