Traque des biens dits mal acquis : la gauche fait une sévère mise en garde à Macky

La façon dont la reddition des comptes est pilotée par le régime Sall n’agrée point les alliés de la gauche du président Macky Sall. Réunis dans la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), ces derniers portent le combat contre la mal gouvernance et la poursuite de la traque des biens dits mal acquis. Face à la presse, Mamadou Ndoye et Cie n'ont pas mis de gants.



Pape Demba SY de l’UDF/ Mboolo mi ouvre le feu. Et souligne-t-il, la reddition des comptes « constitue avec l’impératif de l’Etat de droit et de la justice égale pour tous, ainsi que la lutte contre l’impunité, une préoccupation constante de la CDS et un point important de son programme minimum».

«Dès lors, la CDS ne peut manquer de prendre comme un acquis important pour l’effectivité d’une gouvernance vertueuse, les mesures prises par le pouvoir de l’alternance comme l’extension des assujettis à la déclaration de patrimoine, la réforme de la Cour des comptes, la mise en place de l’OFNAC, l’existence de la CREI», scande ce dernier.

«Malgré l’arsenal important des corps de contrôle de l’Etat », les responsables de la CDS dénoncent « la lenteur dans la gestion des dossiers et le nombre qui en est traité » qui «laissent un goût d’inachevé». Faisant le constant que sur la traque que «sur une liste de 25, seules deux (2) personnes ont fait l’objet d’un jugement, comme si on avait mis un coup d’arrêt au processus judiciaire».

«La grâce, diversement interprétée, accordée au fils de l’ancien Chef de l’Etat, vient ajouter au trouble. Le signal donné par le pouvoir n’est pas un bon signal. Du reste, la prérogative présidentielle du droit de grâce ne concerne que la levée de la privation de liberté du condamné, mais ne doit nullement empiéter sur l’application des autres décisions arrêtées par la justice,… », charge la gauche.

D’ailleurs, précisent Pape Demba SY et Cie, sur la question, «la position de la CDS est conforme aux assises nationales qui avaient préconisé une réglementation du droit de grâce. Ainsi, dans le projet de Constitution de la CNRI, le droit de grâce est subordonné à l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature qui n’est plus présidée par le Chef de l’Etat».
 
«Cette traque est en train de ralentir », embraie la gauche qui ne finit pas de se poser des questions sur la libération de Karim Wade. «Le mot deal ne fait pas partie de notre vocabulaire mais nous nous posons des questions. Sur quelle base, il a été libéré ? Pourquoi cette personne a été transportée dans un pays étranger ? Il y a un grand trouble… », s’interroge en effet la CDS. 


Lundi 4 Juillet 2016 - 07:36



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