Trois journalistes convoqués à la gendarmerie : «On nous arrête mais on ne nous fera pas taire».

On assiste ces derniers temps à une pléthore de convocations de journalistes ayant écrits des articles en relation avec la grande muette. Ce qui fait sortir la presse de ses gongs car sentant menacée son sacro-saint principe : Sa Liberté.



Trois journalistes convoqués à la gendarmerie : «On nous arrête mais on ne nous fera pas taire».
La presse ne se laissera pas intimidée. C’est le même message lancé ce matin par les journalistes du Sénégal. En effet, vu les différentes convocations qui leur sont servies, on pourrait être conforté quant à  la croyance qu’on assiste à une tentative de musellement de la presse, la privant de sa raison d’être : donner l’information.

Fait bizarre, tous les confrères convoqués ont rédigé un article, de près ou de loin, lié à la grande muette. En effet, Mamadou Wane, directeur de publication de «Enquête» a été convoqué en tant qu’administrateur du site d’informations ligne-directe.sn, suite à la mise en ligne d’un artcle sur les nominations au sein de l’Armée nationale.

Alioune Badara Fall, directeur de publication de l’Observateur, lui, devait répondre sur le contenu d’un article paru dans l’ «Observateur» et signé Mamadou Seck, évoquant le «schéma des 2100 soldats pour la guerre au Yemen» et titrée : «Deux groupements de combat Alpha et Bravo, deux groupes d’appui et de soutien.

Quant à Mamadou Guèye, le directeur de publication du «Quotidien», il a été prié de s’expliquer sur la provenance du procès-verbal d’audition du chanteur Thione Seck par la section de recherche de la gendarmerie suite à son arrestation dans le cadre d’une affaire de faux billets de banque. Le PV a été publié dans son édition du 10 juin 2015.

Ces faits rappellent aux journalistes qu’il est parfois difficile d’exercer librement leur métier. Et ce, même dans un pays qui se dit démocratique et qui prône la liberté de la presse. Mais, le message est le même. De la même manière que l’armée a pour slogan : «On nous tue mais on ne nous déshonore pas » ; la presse aussi a le sien : «On nous arrête mais on ne nous fera pas taire»

Ousmane Demba Kane

Mercredi 15 Juillet 2015 - 09:52



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