Troy Davis exécuté au pénitencier de Jackson en Géorgie

A 42 ans, Troy Davis avait échappé à trois dates d'exécution. Il n’a finalement pas échappé à celle du 21 septembre 2011, date de son décès par injection mortelle. Après avoir passé 20 ans dans les couloirs de la mort, Troy Davis est mort au pénitencier de Jackson en Géorgie. Tous les recours possibles auront été épuisés dans les dernières heures de ce 21 septembre, notamment ceux portés devant la Cour suprême de Géorgie et devant la Cour suprême des Etats-Unis. Une condamnation de 1991 qui suscitait mobilisation et polémique puisque 7 des 9 témoins à charge s’étaient rétractés.



Troy Davis, dans le couloir de la mort en Géorgie (sud des Etats-Unis) depuis 1991, est mort par injection mortelle ce mercredi 21 septembre 2011. REUTERS/Tami Chappell
Troy Davis, dans le couloir de la mort en Géorgie (sud des Etats-Unis) depuis 1991, est mort par injection mortelle ce mercredi 21 septembre 2011. REUTERS/Tami Chappell
Entouré de son épouse et de ses enfants, Troy Davis a bien été exécuté le mercredi 21 septembre par injection à 23h08 (03h08 TU jeudi), dans l’Etat de Géorgie. Devenu un véritable symbole de la lutte contre la peine de mort, Troy Davis avait reçu de multiples soutiens dans le monde entier notamment ceux de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, du pape Benoît XVI ou de l'ancien président américain Jimmy Carter.
Suite au refus de la justice américaine de le gracier mardi 20 septembre, Troy Davis s’était adressé aux membres des comités de soutien par écrit. « Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi. Ce combat est pour tous les Troy Davis avant moi et tous ceux qui viendront après moi », réaffirmait celui qui avait toujours clamé son innocence du meurtre de Mark MacPhail, le policier tué en 1989 dans la ville de Savannah.

Dans cette affaire l’arme du crime n’a jamais été retrouvée, aucune empreinte ni trace ADN n'a été relevée. La condamnation de Troy Davis reposait en fait sur les dépositions de neuf témoins, dont sept d’entre eux se sont en fait rétractés.

Une forte mobilisation internationale s'était pourtant mise en place. La France avait appelé ce mercredi 21 septembre le procureur et les autorités de cet Etat du sud des Etats-Unis à ne pas exécuter Troy Davis. Berlin de son côté s'était dit consterné. Le Conseil de l'Europe avait appelé les Etats-Unis d’« épargner la vie » de Troy Davis. De multiples rassemblements en France, à Washington et devant le pénitencier de Jackson s’étaient tenus dans la journée pour tenter d’éviter l’irréparable. Mais l’irréparable est arrivé ce mercredi 21 septembre pour Troy Davis en Géorgie après le rejet du dernier recours devant la Cour suprême.
Source: RFI


Jeudi 22 Septembre 2011 - 11:17




1.Posté par Anne-Félicité 21ans le 22/09/2011 12:12
C'est une honte, que cette cruauté injustifiée de la race humaine envers elle-même. Les États-Unis d'Amérique, démocratique et Chrétien,? Symbole de réussite et l’Exemple pour le reste du monde, des pays En voie de Développement, souvent considéré comme arriéré et "non-civilisé". Des avancées scientifiques, militaire et stratégiques ,sociale ET DES MÉTHODES BARBARES INJUSTIFIÉES ?

Les USA ont démontrés de quels traitements violents et sanguinaires, arbitraire ils étaient capables envers ces propres citoyens.

De quelle justice parle-on? Racisme ou peur d'autrui,inégalités et droits, les mœurs auraient besoin encore de temps? Combien de générations, de Personnes à Sacrifier ? Qu'elle Humanité? Des méthodes familière et commune a des nombres pays en 2011.
Hamid Karza i, le président d' Afghanistan avait haussé le ton contre les États-Unis à propos des tortures de prisonniers afghans par des soldats américains.

La lutte DOIT continuer PACIFIQUEMENT contre les peines capitales, au travers le monde. Chacune de ces personnes exécutées N AURAIT PAS DU ETRE SACRIFIE . Leur mémoire doit nous renforcer ,nous déterminer dans notre Combat.

Une Prière et Mes pensées a Troy Davis et sa famille. Force et Courage à ses enfants . Sa mort ne rendra pas la vie Mark MacPhai . La famille du policier est plus accablée que jamais, car Justice n'a pas été faite.

Anne-F. 21 ANS , Paris


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