Tunisie: 27 candidats pour un siège de président

C’est une première en Tunisie. Jamais autant de candidats n’ont brigué le fauteuil présidentiel. Ils sont 27 avec un grand absent cependant dans cette course, le parti Ennahda qui avait remporté l’élection de 2011, et qui est arrivé second aux législatives d’octobre dernier.



L'actuel président tunisien Moncef Marzouki lors d'un meeting à Tunis, le 21 novembre. REUTERS/Zoubeir Souissi
L'actuel président tunisien Moncef Marzouki lors d'un meeting à Tunis, le 21 novembre. REUTERS/Zoubeir Souissi

Le grand favori, c’est Beji Caïd Essebsi, président de Nida Tunes, le parti arrivé en tête des législatives du mois d’octobre. « Beji », comme l’appellent les Tunisiens, aura 88 ans dans quelques jours. Plusieurs fois ministre sous Bourguiba, il a fait campagne sur le retour du prestige de l’Etat. Entouré de militants de gauche, mais surtout d’anciens cadres du RCD, le tout puissant parti de Ben Ali, il se pose en rempart contre les islamistes.

Face à lui, plusieurs concurrents de poids. Moncef Marzouki, le président sortant. Mais il n’a pas brillé  lors du dernier scrutin puisque son parti n’a obtenu que quatre députés. Il pourrait cependant cette fois-ci récupérer une grande partie du vote des électeurs d’Ennahda. Autre figure politique qui pourrait tirer son épingle du jeu, Hamma Hammami, porte-flambeau de la gauche, un communiste qui a chèrement payé sa résistance à l’ancien système.

Et puis, il y a ceux qui brouillent la scène politique traditionnelle, comme Slim Riahi, richissime homme d’affaires au discours populiste et président d’un des deux grands clubs de football du pays. Il est arrivé troisième aux législatives.

D’autres candidats pourraient aussi sortir du lot ce dimanche : deux anciens cadres de l’ancien régime, Kamel Morjane  et Mondher Zenaidi. Il faudra aussi compter avec Hechmi Hamdi, qui fait figure d’ovni politique. Propriétaire d’une chaîne de télévision basée à Londres, il avait fait un très bon score en 2011. Face à tous ces hommes, une seule femme brigue la magistrature suprême : Kalthoum Kannou, farouche opposante à Ben Ali.


Rfi.fr

Dimanche 23 Novembre 2014 - 00:57



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