Tunisie: début du Festival de Carthage sous très haute surveillance

En Tunisie, le 51e Festival international de Cathage, un rendez-vous culturel très attendu, s’est ouvert samedi soir. Parmi les artistes qui doivent s’y produire jusqu’au 18 août, Lauryn Hill, Akon ou encore Charlie Winston. Mais le festival est marqué par plusieurs désistements d'artistes étrangers qui craignent pour leur sécurité. Tout comme le public.



Vigilance maximale dans l'amphithéâtre de Carthage. Les autorités tunisiennes ont déployé un important dispositif de sécurité : détecteur de métaux, fouilles des sacs à l'entrée, présence policière. Tout est fait pour tenter de rassurer les spectateurs du Festival international de Carthage. Même le ministre de l'Intérieur, Najem Gharsalli, est venu, à pied, jusqu'au théâtre antique. Un « signal fort » selon lui : « Nous devons faire en sorte qu'il y ait un risque zéro dans les festivals cette année. »

Mais malgré ce dispositif renforcé, de nombreux Tunisiens risquent tout de même de bouder ce rendez-vous culturel. Pour certains, Carthage, lieu d'histoire, de pouvoir et ici d'amusement, serait la cible idéale d'une nouvelle attaque terroriste. Ils préfèrent donc éviter de s'y rendre.

« Il n'y a pas de menace spécifique », assure de son côté Kamel Jendoubi, le ministre chargé de la Société civile. Il rappelle que plus de 3 000 hommes sont déployés sur l'ensemble des sites touristiques et culturels.

Côté artistes, deux désistements ont déjà été annoncés après l'attentat de Sousse  qui a fait 38 morts le 26 juin dernier. La chanteuse australienne Nathalie Imbruglia a annulé sa venue en août. De même, une troupe de danse du Bolshoi polonais ne sera pas présente.


Rfi.fr

Dimanche 12 Juillet 2015 - 07:20



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter