Tunisie: le gouvernement serre la vis pour lutter contre le jihadisme

Le gouvernement a pris une série de mesures sécuritaires après l'attaque qui a coûté la vie à 15 militaires sur le mont Chaambi, près de la frontière algérienne mercredi dernier. En ligne de mire : les mosquées, médias et associations appelant au jihad ou liées au terrorisme.



La mosquée du Kef en Tunisie. Gettyimages
La mosquée du Kef en Tunisie. Gettyimages

Il s'agit d'abord d'une reprise en main des mosquées qui échappent au contrôle du ministère des Affaires religieuses et encouragent le jihad. Elles seront fermées jusqu'à nomination de nouveaux imams. Ces opérations de neutralisation, qui se sont accélérées ces derniers jours, s'inscrivent dans une stratégie amorcée en mars. Dans l'immédiat, entre 20 et 30 lieux de culte seraient concernés, selon Moufdi M'sédi chargé de communication de la primature.

Fermeture également des médias qui appellent à la violence et au takfir, le fait de traiter une personne de mécréante. Pour l'instant, cette mesure vise la radio Nour, qui diffuse à Mahdia sur la côte est, et sa filiale télé Al-Insane.

Les associations et leurs financements seront aussi passés au crible. Le but : établir d'éventuels liens avec des réseaux terroristes. Cinq auraient pour l'instant été identifiées.

Ceux qui dénigrent les institutions sécuritaires et militaires s'exposent à des poursuites, met encore en garde le gouvernement. Seize personnes ayant célébré la mort des soldats attaqués sur le mont Chaambi ont été arrêtées ces derniers jours ainsi que 80 terroristes présumés, assure toujours Moufdi M'sédi.

Source : Rfi.fr
 



Lundi 21 Juillet 2014 - 13:53



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