Tunisie: un Premier ministre, et maintenant?

En Tunisie, Mehdi Jomaa a été nommé Premier ministre, samedi 14 décembre. Issu du secteur privé et venu à la politique en mars dernier, il a été choisi malgré son rejet par une partie de l'opposition qui lui reproche d'avoir participé au gouvernement sortant, dans lequel il occupait le poste de ministre de l’Industrie. Mehdi Jomaa doit maintenant présenter son nouveau cabinet.



Le Premier ministre Mehdi Jomaa (ici en mars 2013) doit désormais former son cabinet. AFP PHOTO/FETHI BELAID
Le Premier ministre Mehdi Jomaa (ici en mars 2013) doit désormais former son cabinet. AFP PHOTO/FETHI BELAID

Mehdi Jomaa. Ce nom sorti au forceps de semaines de tractations était ce dimanche un motif de satisfaction pour l'UGTT, la grande centrale syndicale qui, avec trois autres organisations, constitue le quartet chargé de parrainer ces difficiles négociations et de surveiller la laborieuse application de la feuille de route.

 

« Le train est désormais en marche pour sortir la Tunisie de la crise politique qu’elle connaît depuis longtemps », s’est ainsi félicité Bouali Mbarki, secrétaire général adjoint de l'UGTT. Car ce n'est en effet là que le début du processus. Mehdi Jomaa a maintenant deux semaines pour constituer son équipe de technocrates, sans étiquette politique, que la Constituante devra entériner. Sa principale mission sera d'organiser les élections une fois que les députés en auront fixé la date.
 

Mais dès son entrée en fonction, le gouvernement Jomaa devra surtout s'atteler à des priorités : le terrorisme et une économie exsangue. Pour Bouali Mbarki, cette première étape franchie ce week-end devrait permettre de commencer à rétablir un peu de confiance. « Avec ce nouveau gouvernement, la confiance revient. Une confiance entre les partis, et entre le peuple et le gouvernement », assure le secrétaire général adjoint de l’UGTT.
 

Le prochain rendez-vous est prévu pour mercredi matin. Les partis et le quartet reprendront leur dialogue pour fixer la date exacte de la démission de l'actuel gouvernement, de l'entrée en fonction du suivant, et la suite de l'agenda. Un dialogue qui promet encore d’être difficile.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Lundi 16 Décembre 2013 - 10:19



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter