USA: Le plan de relance d'Obama a été adopté au Sénat

Pendant que le Trésor présentait son nouveau plan d'aide au système financier, le Sénat américain a adopté, mardi 10 février, un plan de relance d'un montant de 838 milliards de dollars. Depuis son élection, Barack Obama s'est démené pour convaincre les sénateurs des deux bords d'accepter sa feuille de route pour relancer l'économie.



Barack Obama, en déplacement pour vanter les mérites de son plan de relance, le 10 février. (Photo: Reuters)
Barack Obama, en déplacement pour vanter les mérites de son plan de relance, le 10 février. (Photo: Reuters)
Le président américain s'est félicité du vote du Sénat. "C'est une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle", a-t-il répété, rappelant néanmoins qu'il "faut encore que nous réconcilions le texte de la Chambre et le texte du Sénat […]. Nous avons encore un peu de travail à faire mais c'est un bon début".
Lundi, les sénateurs avaient voté de justesse la fin du débat qui durait depuis dix jours sur le plan. Si son adoption a été possible grâce au ralliement in extremis de trois sénateurs républicains, les parlementaires doivent encore réussir la synthèse entre le texte du Sénat et celui de la Chambre des représentants. La version finale devra être votée par les deux chambres, après des négociations qui s'annoncent très compliquées, notamment sur l'étendue et l'ampleur des dépenses et des réductions d'impôt.

DIVERGENCES SUR LA COUVERTURE SOCIALE

M. Obama n'a pas ménagé ses efforts pour faire passer ces mesures, prédisant une "catastrophe" encore plus grave pour l'économie si elles n'étaient pas mises en œuvre immédiatement. Comme pour illustrer son propos, General Motors, le premier constructeur automobile national, a annoncé 10 000 suppressions de postes cette année.

Mais même si le plan adopté par les sénateurs ne diffère pas énormément par rapport à celui voté par la chambre basse (838 milliards contre 819,5 milliards, selon les documents du bureau du budget du Congrès), il introduit des modifications majeures : les secteurs où les divergences sont les plus marquées, avec une différence de plus de 25 milliards, concernent la santé, le travail, l'éducation et les ressources humaines.

Le Sénat alloue 66,8 milliards de dollars à ces secteurs, contre 92,3 milliards pour la Chambre des représentants, qui souhaite notamment 20 milliards de dollars pour rénover et moderniser les écoles, ce qui ne figure pas dans le plan des sénateurs.

Autre différence : le plan des sénateurs prévoit 292,5 milliards de dollars de recettes en moins pour l'Etat fédéral après les allègements fiscaux, contre 182,3 milliards pour celui des représentants. Les dépenses s'élèvent à 545,6 milliards au Sénat. Elles sont de 637,3 milliards à la Chambre des représentants. Elle prévoit en outre 17 milliards de dépenses directes pour fournir une couverture médicale aux chômeurs et 89 milliards pour le système Medicaid, la couverture santé des plus démunis.
Source: Le Monde

Le Monde

Mardi 10 Février 2009 - 21:03



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