Un accord de coopération internationale pour lutter contre le trafic d'ivoire

Les 500 000 éléphants d’Afrique encore vivants sont plus que jamais menacés par le trafic d’ivoire. Celui-ci finance notamment les groupes armés sur le continent. Le sommet pour la protection des éléphants africains, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature et le gouvernement du Botswana, qui débutait lundi à Gaborone, s’achève ce jeudi 5 décembre sur un accord.



Un éléphant d'Afrique (Kenya) et son éléphanteau. Sadi Ugur OKÇu
Un éléphant d'Afrique (Kenya) et son éléphanteau. Sadi Ugur OKÇu

2011 et 2012 ont été des années noires pour les éléphants africains. Au total plus de 47 000 éléphants ont été massacrés sur le continent par les braconniers pratiquant le trafic de l’ivoire. Mais au sommet de Gaborone, les représentants des 30 pays se sont mis d’accord pour enrayer ce processus en votant un plan d’urgence de 14 mesures.
 

Un consensus a donc vu le jour parmi les Etats participant au sommet qui rassemblait les pays où se pratique le braconnage : Gabon, Kenya, Niger, Zambie ; les pays de transit de l’ivoire : Malaisie, Philippines, Vietnam ; et les pays consommateurs, comme la Chine et la Thaïlande. Ils se sont engagés notamment à traiter le trafic d’espèces sauvages comme un «crime grave».

Cette classification permettra la coopération internationale, l’extradition et la poursuite des criminels, ainsi que la saisie d’actifs et la confiscation. Les pays devront également renforcer les peines envers les braconniers et les trafiquants d’ivoire pour les rendre dissuasives.
 

Enfin, dans les pays acheteurs de l’ivoire illégal, les gouvernements prévoient la mise en place de stratégies ciblées pour influencer le comportement des consommateurs.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Jeudi 5 Décembre 2013 - 10:23



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