Un nouveau pont entre les régulateurs des médias du Sénégal et du Burkina Faso

Un protocole de coopération vient d’être signé ce lundi entre le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso et celui du Sénégal, en l’occurrence le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Ce qui ouvre de facto une « nouvelle ère » pour la partie burkinabé, dans les relations entre les deux institutions.



Un nouveau pont entre les régulateurs des médias du Sénégal et du Burkina Faso
« C’est une nouvelle ère, qui marque un tournant historique dans nos rapports. On n’a fait qu’officialiser ou formaliser les excellentes relations que nous avons toujours entretenues », a déclaré la présidente du CSC Béatrice Damiba. Elle s’exprimait lors de la signature du protocole de coopération liant le CSC au CNRA.

« Le CNRA est l’institution avec laquelle nous entretenons le plus d’échanges en Afrique de l’Ouest. Ce protocole va nous permettre de travailler en synergie et d’échanger nos bonnes pratiques, mais surtout nous inspirer de ce qui se fait au Sénégal sur la pré-campagne [électorale], ce qui n’existe pas chez nous », a encore indiqué Mme Damiba.

Béatrice Damiba a magnifié « la place importante » qu’occupent les médias dans les sociétés africaines. Les médias, selon elle, sont le « support pour le développement de nos pays, notamment dans les domaines de l’éducation, des changements climatiques, etc. ». Elle effectue une visite de travail de cinq jours à Dakar, pour échanger avec les membres du CNRA sur le travail de régulation au Sénégal, surtout en période électorale.

Pour elle, les médias sont « l’un des piliers de renforcement de la démocratie et de défense des droits de l’homme ».

« Nous travaillons pour les médias et ils nous accompagnent dans les actes que nous posons. Notre travail est délicat, mais avec l’engagement et le dévouement pour nos causes nationales, nous arriverons à avoir un impact sur l’évolution des médias dans nos pays », a-t-elle souligné.
La présidente du CNRA, Nancy Ndiaye Ngom, a qualifié « d’incontournable » le rôle que jouent les organes de régulation des médias dans le processus de démocratisation en Afrique.

Leur principal devoir consiste à défendre la « liberté d’information », à en croire Mme Ngom.

La mutualisation des efforts, la patronne du CNRA, est l’un des défis à relever pour l’audiovisuel de demain, « afin d’apporter une réponse internationale à travers la coopération bilatérale et multilatérale ». « J’ai la ferme conviction que nos deux institutions peuvent développer une synergie, pour une parfaite régulation du paysage audiovisuel, dans le respect des compétences de chacun », a poursuivi la présidente du CNRA.

Le protocole liant le CNRA au CSC va mettre, selon le premier responsable du CNRA, de « définir le cadre général de collaboration entre » les deux organes de régulations des médias.


Lundi 9 Janvier 2012 - 23:58



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