Un siècle après l'arrivée du docteur Albert Schweitzer, le Gabon se souvient de son héros

Le chef de l’Etat gabonais Ali Bongo a présidé, samedi 6 juillet, la cérémonie officielle marquant le centenaire de l’arrivée au Gabon du docteur Albert Schweitzer. Ce médecin avait obtenu le prix Nobel de la paix pour son hôpital de brousse à Lambaréné. Plusieurs personnalités ont participé à cette commémoration.



L'hôpital fondé par Albert Schweitzer à Lambaréné, au Gabon. Site de la Fondation Schweitzer
L'hôpital fondé par Albert Schweitzer à Lambaréné, au Gabon. Site de la Fondation Schweitzer

La cérémonie s’est déroulée dans la plus grande simplicité, à la manière dont a vécu le docteurAlbert Schweitzer. Ali Bongo, en veste et sans cravate, avance lentement et pose une gerbe de fleurs devant la tombe de Schweitzer. Les descendants du célèbre docteur le rejoignent, puis tous les invités s’engouffrent dans le musée.

Parmi les invités d'exception, étaient présents Helena Bokova, directrice générale de l’Unesco, le professeur Luc Montagnier ou encore Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministère des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie

Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, s’arrête longuement devant les vieux appareils médicaux de Schweitzer. Il mesure les étapes parcourues par la science : « C’était vraiment très primitif par rapport à ce qui se prépare. C’est assez émouvant de voir ce qu’a fait cet homme, toute sa vie. Très inspirant pour moi aussi. »

Schweitzer, le messie

Connu pour la qualité de ses soins, l’hôpital Schweitzer  met sa réputation au profit de la recherche sur les maladies tropicales comme le paludisme, les vers intestinaux et la bilharziose. Ici, on continue de parler de Schweitzer comme d’un messie : « C’est grâce à l’hôpital de Schweitzer, grâce à cet homme-là, que Lambaréné a eu une certaine réputation. Merci du fond du cœur, merci beaucoup ! »

Les seuls mécontents sont les lépreux du Village lumière, le village construit par Schweitzer avec l’argent de son prix Nobel en 1952. Une villageoise regrette : « Au Village lumière, il n’y a rien pour le centenaire. Ce n’est pas normal ! » Un habitant poursuit : « Regardez vous-même  : nous sommes à l’abandon ».

Ce dimanche se tient à Libreville un symposium, réunissant des personnalités du monde scientifique sur le thème du Sida, de la tuberculose et du paludisme.


Source : Rfi.fr


Dépéche

Dimanche 7 Juillet 2013 - 16:13



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