Une information judiciaire ouverte, que risque Thione Seck ce mardi ?



Une information judiciaire ouverte, que risque Thione Seck ce mardi ?
Dans son réquisitoire introductif concernant l'affaire Thione Seck, notent nos sources, le Procureur vise principalement les articles 119 et 239 du Code pénal. L’article 239 du Code pénal réprime l’association de malfaiteurs qui est définie comme «toute association formée, quelle que soit sa durée ou le nombre de ses membres, dans le but de préparer ou de commettre un ou plusieurs infractions contre les personnes ou les propriétés». Une infraction qui est punie des travaux forcés à temps de dix (10) à vingt (20) ans. L’article 119 du Code pénal condamne « quiconque aura contrefait, falsifié ou altéré des signes monétaires ayant cours légal sur le territoire national ou à l’étranger » aux travaux forcés à perpétuité.
 
 
Si le coupable bénéficie de circonstances atténuantes, la peine ne pourra être inférieure à cinq ans de travaux forcés. Le Procureur demande ainsi au magistrat instructeur d'ouvrir une information judiciaire, d'inculper Thione Ballago Seck et Ablaye Djitèye et de les placer sous mandat de dépôt. Selon des informations fiables, les gendarmes ont retrouvé chez Thione Seck 43 paquets estimés à 43 millions en faux euros, soit 26 milliards de F CFA en faux. Une somme de 32,9 millions de F CFA et 50 euros qui ne sont pas des faux a également été retrouvée.  Quant au Malien du nom d’Ablaye Djitèye, il a été trouvé dans son véhicule 257.900 euros en faux billets (129 millions C CFA). La perquisition effectuée chez lui a permis aux gendarmes de mettre la main sur trois paquets, estimés à 23 millions d’euros en faux (15 milliards F Cfa), ainsi que 1, 4 million de dollars (700 millions F Cfa), en faux billets. Un montant de 8.480.000 de francs Cfa et 2000 Euros (1,3 million F Cfa) en vrais billets ont également été retrouvés et mis sous scellé.


Toutes choses qui font que le magistrat instructeur n'aura d'autres choix que de les placer sous mandat de dépôt à la Maison d'arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss, en attendant d'y voir plus clair. En effet, il est appelé à faire ses propres investigations. Dans le cadre de l'exécution de sa mission, il pourra requérir, via une «délégation judiciaire», la Section de Recherches (SR) qui a diligenté l'enquête préliminaire, pour lui demander de mener une enquête supplémentaire sur le dossier.


Mardi 2 Juin 2015 - 08:51



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