Union européenne: l'Italie et la France affichent leur unité

Le 31e sommet franco-italien s'est tenu hier, mercredi 20 novembre à Rome. Le chef du gouvernement italien, Enrico Letta, et le président français, François Hollande, ont décidé d’œuvrer ensemble pour une Europe de la croissance et en finir avec l'austérité.



Le Premier ministre italien, Enrico Letta, et le président français, François Hollande, ont affiché leur proximité à Rome, le 20 novembre 2013. REUTERS/Max Rossi
Le Premier ministre italien, Enrico Letta, et le président français, François Hollande, ont affiché leur proximité à Rome, le 20 novembre 2013. REUTERS/Max Rossi

Ils marchent « main dans la main ». Le président français et le chef du gouvernement italien ont une fois de plus affiché leur proximité. Enrico Letta a d’abord, avec ce geste, félicité la France en français pour sa qualification pour la Coupe du monde de football. Et puis ensuite, avec ses déclarations similaires à celles de François Hollande : « L’Union européenne, c’est d’abord vers la croissance qu’elle doit se tourner »
 

→ A (RE)LIRE : Paris et Rome veulent œuvrer pour «la croissance et l'emploi»
 

Les deux hommes l’ont annoncé : ils iront ensemble au Conseil européen de Bruxelles pour dire qu’ils veulent une union bancaire. L’axe franco-italien uni donc pour, encore et toujours, bousculer l’Allemagne. Car la chancelière Angela Merkel est bien loin d’être enthousiaste sur ce dossier.
 

Hollande veut reprendre la main sur la scène intérieure
 

Mercredi, François Hollande est resté évasif sur la réforme fiscale annoncée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. En marge du sommet, il a déclaré : « Il y a là un engagement qui prendra le temps nécessaire, le temps du quinquennat ». Autrement dit, pas question pour François Hollande de dévoiler son jeu.
 

Après des semaines sur la défensive sur la scène intérieure, le voilà désormais à l’initiative et il entend bien en profiter pour annoncer, quand il le jugera opportun, une ou des mesures symbole, par exemple la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG ou bien le prélèvement de l’impôt à la source.
 

En s’exprimant ainsi, c'est aussi un moyen de laisser l’opposition sortir du bois, abattre ses cartes et ses propositions. Au risque tout de même d'être accusé, avec l’annonce de cette réforme fiscale, de vouloir faire avant tout un coup politique.

Source : Rfi.fr


Dépéche

Jeudi 21 Novembre 2013 - 14:43



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