Université d’été 2002 : quand Ousmane Tanor Dieng promettait des renouvellements sans tâches




Le secrétaire général sortant du Parti Socialiste (PS) s’exprimait dans la mythique salle du Congrès dont les murs portent encore en écho les voix inaltérables de Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf et les milliers d’hommes et de femmes socialistes…Ce, pour dire clamer à haute et intelligible voix, « Nous savons maintenant que nous ne pouvons plus gérer le PS comme avant, qu’il nous faut un nouveau style de gouvernance de parti, un discours plus adapté , qu’il nous faut des structures allégées et plus mobiles, qu’il nous faut inventer de nouvelles procédures de dévolution interne des responsabilités bâties sur la discipline, la loyauté et l’acceptation du verdict de la majorité. Ce qui suppose et exige que nos responsables à la base de la base au sommet parce qu’élus démocratiquement dans la transparence, soient accepté par tous ».

 
Mieux, le « processus qui doit nous mener au Congrès comprend deux étapes majeures dont les modalités sont précisées à travers deux circulaires du Premier secrétaire qui s’inspirent, chacune des orientations définies à cet effet par le Comité central en sa session des 27 et 28 juillet 2001…Il s’agit de maîtriser les effectifs de nos militants à la base, à la suite des différentes épreuves que nous avons traversées, d’impulser les changements nécessaires à son redéploiement et ensuite d’assurer au parti, une base réaliste pour son fonctionnement quotidien dans les conditions actuelles qui sont les nôtres ». A cet étape, Ousmane Tanor Dieng d’insister sur la « transparence démocratique », le « vote démocratique qui doit être complété par la pratique du consensus… ».


Ledit combat enclenché entre lui et Aïssata Tall Sall depuis le 21 mai dernier, la mairesse de Podor de dresser un autre tableau que celui dessiné par le remplaçant d’Abdou Diouf: «à l’examen des quelques résultats obtenus les 24 et 25 mai, des irrégularités, manquements et autres curiosités ont émaillé le déroulement des opérations. Le secret du vote a été outrancièrement violé ». Pis, « il existe des coordinations où le processus a été entaché parce que les listes des CA »,  «collège électoral », « n’ont pas été produites d’où l’impossibilité d’identifier de façon irréfutable l’électeur. Dans d’autres encore, le candidat que je suis s’est vu attribué un représentant qu’il ne s’est jamais choisi, qu’il n’a jamais mandaté et qu’il ne connait même pas. Le plus curieux, dans la 15ème coordination de Golf Sud, 202 membres ont voté alors que toutes les structures de base sont dirigées par une CA de 200 membres ».


Sentant le combat perdu d’avance, la mairesse de Podor de se présenter en « cobaye ». Pourvu dit-elle que «notre processus pour que ce qu’on n’a pas pu faire maintenant qu’on puisse le faire après et de la façon la plus naturelle et la plus normale ». 


Mercredi 28 Mai 2014 - 12:09



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