VIDEOS Conférence de presse de Cheikh Tidiane Sy (le texte intégral)



VIDEOS Conférence de presse de Cheikh Tidiane Sy (le texte intégral)
 
Mesdames, Messieurs les journalistes,
Mesdames, Messieurs, 
 
Je voudrais, avant tout, vous remercier d’avoir répondu à mon invitation. Le fait que vous soyez venus, si nombreux, assister à cette conférence de presse témoigne de votre engagement à assurer à l’opinion nationale et internationale une bonne information sur l’ensemble des événements qui ponctuent la vie nationale sénégalaise.
 
Un homme politique allemand, Martin NIEMOLLER, a dit ceci : « quand on a arrêté les membres de l’intelligentsia, je n’en étais pas, je n’ai rien dit ; quand on arrêté des communistes, je n’étais pas communiste, je n’ai pas protesté ; quand on arrêté des juifs, je n’étais pas juif, je me suis tu ; quand on a arrêté les socialistes, j’ai gardé le silence ; et puis quand on m’a arrêté, il n’y avait plus personne pour protester ».
 
Ces propos de NIEMOLLER n’ont qu’une signification, à mon humble avis. C’est que quand on construit sa vie sur la fuite en avant, on ne vit plus, et on est dominé par la honte, la lâcheté.  Conscient du poids des responsabilités que j’ai assumées, par la confiance du Président Abdoulaye WADE, je fais partie de ceux qui ont gardé le silence depuis l’avènement du Président Macky Sall.
 
Permettez-moi de rappeler, cependant, qu’une personne honorable peut toujours briller en parlant, comme elle peut aussi briller en restant silencieuse.
 
En décidant de sortir de mon sanctuaire pour m’adresser à vous, je veux tout simplement rétablir la Vérité, rien que la Vérité sur l’affaire Sudatel qui vaut aujourd’hui à mon fils Thierno Ousmane SY d’être poursuivi par la Justice sénégalaise pour :
 
1.     Complicité de détournement de deniers publics portant sur 10.915.353.459 francs CFA ;
2.     Corruption passive portant sur la somme de 10 milliards de FCFA;
3.     Association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée.
 
Durant ces quelques moments que nous allons partager, je voudrais vous demander de ne pas  voir le père éploré, s’apitoyant sur les souffrances de son fils, embastillé dans les geôles du régime actuel, au nom d’un droit scélérat. Rappelez vous que j’ai fait, bien avant Thierno Ousmane Sy, l’expérience de l’univers carcéral pour y avoir séjourné six mois, sous  l’accusation fallacieuse d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Cette épreuve n’a eu pour effet que de fortifier mes convictions et mon ardeur dans notre combat pour la liberté et la démocratie.
 
Aujourd’hui, à travers votre présence, je voudrais m’adresser particulièrement au Président de la République, Monsieur Macky SALL. Pourquoi me direz-vous ? D’abord parce qu’il est le gardien de la Constitution, chargé de veiller au respect des droits et libertés des citoyens. Permettez moi de rappeler, sans aucune connotation d’orgueil, que j’ai été ministre de la justice, avec rang de ministre d’Etat, et que j’ai le sens de l’Etat, et pour le moins du droit positif. Ensuite je vous renvoie à l’article paru le 9 Mars 2013 dans le quotidien Direct Info, dans lequel il est écrit:
 
« Le Président Macky Sall a été pris au dépourvu dans la mise sous mandat de dépôt de Thierno Ousmane Sy. C’est lors de son voyage à Paris que tout a été organisé par des caciques du régime, après une réunion au palais de la République. A son retour, l’objectif visé a été apparemment atteint : le président de la République a été pris au dépourvu par une procédure en cours et à laquelle il était difficile de renoncer».
 
Ayant été Ministre d’Etat auprès du Président de la République, je suis conscient qu’il est du domaine du possible que le Président soit pris au dépourvu ou désinformé par son entourage et que le Palais soit loin d’être à l’abri des intrigues et complots de toutes sortes.
 
Monsieur le Président Sall, vous avez voulu placer votre magistère sous le sceau de la rupture et de la bonne gouvernance. Je ne peux que vous encourager dans cette voie d’autant plus que lors de ma passation de service avec l’actuel Garde des Sceaux, j’ai moi-même transmis bon nombre de résultats d’enquêtes et d’audits que le Président Abdoulaye Wade avait ordonnés et pour lesquels des poursuites étaient envisagées.
 
C’est pourquoi, Mr le Président de la République j’ai tenu à m’adresser à vous directement tout en prenant l’opinion publique nationale et internationale à témoin.
 
Monsieur le Président, je suis bien placé en tant qu’ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice pour dire que notre Justice est rendue par des magistrats compétents et intègres. Mais comme toute organisation humaine, elle n’est pas à l’abri d’erreurs ou de dérapages.
 
Comme l’écrivait Jean Giraudoux dans « La Guerre de Troie n’aura pas lieu » : « Le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination. Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité. »
 
Cela est particulièrement vrai lorsque des individus veulent manipuler la justice pour régler des comptes personnels. Il ne m’a pas été difficile de dévider le fil d’Ariane de la turpitude pour savoir qu’à défaut de m’atteindre, on s’en est pris à mon fils. Je rappelle, cependant, aux nouvelles autorités de ce pays, une expression populaire qui dit que pour monter sur le cocotier, il faut avoir le derrière propre 
 
Thierno Ousmane SY est victime de l’acharnement de deux personnes : l’ancien Procureur de la République Ousmane Diagne et Abdou Latif Coulibaly, actuel Ministre de la Bonne Gouvernance.
 
Monsieur le Président, à quelques jours de recevoir le Président Obama, saviez-vous qu’une certaine justice instrumentalisée et qui porte préjudice à l’image des magistrats intègres  que j’ai connus, a emprisonné un citoyen américain de manière totalement injustifiée ? Que ce citoyen américain, sénégalais tout autant, est aujourd’hui victime de violations flagrantes de ses droits fondamentaux? Que ce citoyen est victime d’une campagne de désinformation et de diabolisation entretenue par une certaine presse aux ordres? Que ce citoyen, ayant contribué de manière significative au développement de notre pays mérite sans doute plus de considération de la part de la République que vous incarnez ?
 
Monsieur le Président de la République, afin qu’il ne me soit pas reproché une quelconque approximation, ni par vos services, ni par la Maison Blanche, ni par le Congrès américain ni par les organisations de droits de l’homme, je vous livre la liste des différentes violations dont a été victime Thierno Ousmane SY. Lesquelles violations auraient eu pour conséquence un classement du dossier dans tout Etat de Droit qui se respecte.
 
 
 
Monsieur le Président, saviez vous que sous mon magistère, l’ancien Procureur de la République, Mr Ousmane DIAGNE, informé de mon intention de le faire remplacer, s’était lancé dans un combat féroce contre ma personne, parfois même au détriment de la bonne marche de la Justice. 
 
Comme il l’a lui-même déclaré, il a usé et abusé de son droit de dire non, oubliant de préciser que c’était parfois au détriment du Droit.
 
Ayant échoué dans son entreprise contre ma personne, il usa de son pouvoir pour accabler mon fils Thierno Ousmane SY.
 
La vacuité du dossier d’accusation « concocté » par ses soins contre Thierno Ousmane SY a entraîné un certain nombre de dérives, notamment de flagrantes violations des droits de l’homme :
 
1.     En premier lieu, son droit de ne pas participer à sa propre incrimination et de garder le silence, a été violé puisqu’il a été entendu et interrogé plusieurs fois sans pouvoir bénéficier de l’assistance de son Avocat.


 
2.     Le droit à un procès dans des délais raisonnables : conformément aux conventions internationales signées par le Sénégal, notamment le Pacte international sur les droits civils et politiques ainsi que la  Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, Thierno Ousmane SY a droit à ce que sa cause soit entendue dans un délai raisonnable.

Depuis le 27 février 2013, date de son emprisonnement par le juge d’instruction, celui-ci ne l’a pas encore convoqué pour l’entendre et répondre à l’accusation.

S’il faut attendre le retour des commissions rogatoires annoncées dans la presse, Thierno Ousmane SY ne sera pas entendu avant 2 ans.


3.     L’immunité de juridiction prévue par l’article 101 de la Constitution de la République du Sénégal a été violée. En effet Thierno Ousmane SY, Conseiller Spécial du Chef de l’Etat de l’époque, a toujours agi sur les instructions de ce dernier.

Selon l’article 101 de la Constitution, le Président de la République jouit d’une immunité de juridiction.

Dans le cadre de l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile ainsi que pour tous les actes accomplis en sa qualité de Conseiller spécial, Thierno Ousmane SY a toujours agi au nom et pour le compte du Président de la République.  Il n’était qu’un collaborateur du Président de la République et son mandataire.
 
Monsieur le Président, saviez vous que :
§  Latif COULIBALY, anciennement journaliste, avait accusé Thierno Ousmane SY d’avoir reçu de Sudatel des commissions d’un montant de 20 millions de dollars US ;
§  Que, malgré tout le tintamarre qu’il avait organisé autour du procès, Latif COULIBALY a été déclaré, le 16 novembre 2010, par le Tribunal Correctionnel de Dakar, coupable du délit  de diffamation et a été condamné à payer à Thierno Ousmane SY des dommages intérêts ;
§  Que la présence de Latif COULIBALY au Gouvernement pose le problème de la fiabilité de ce même gouvernement en matière de pratiques déloyales, car Latif COULIBALY est pour le moins un homme déjà condamné par une juridiction sénégalaise. Reconnaissez que ce fait a quand même une incidence sur le fonctionnement des pouvoirs publics ;
§  Que Latif COULIBALY, Ministre de la Bonne Gouvernance, a fait nommer le magistrat Cheikh DIENG en qualité de Directeur de Cabinet alors que c’est ce dernier qui a mené les enquêtes et auditions de Thierno Ousmane SY. N’y-a-t-il pas là un problème éthique important aussi bien pour lui-même que pour le magistrat? La décence ne supposerait-elle pas que Latif Coulibaly démissionne de ses fonctions gouvernementales, jusqu’à ce que sa situation judiciaire soit éclaircie ?

Monsieur le Président, saviez vous que :
§  Le site officiel du ministère de l’Economie et des Finances que nous avons fait constater par huissier de justice comporte un communiqué officiel, qui indique que l’opération de cession de la troisième licence de téléphonie mobile au profit de SUDATEL s’est déroulée en toute transparence, et selon les règles d’orthodoxie en la matière (voir annexe Communiqué du Ministère des Finances).
§  Que le prix de la licence a été de 200 Millions de dollars américains. L’opération d’encaissement du produit de la vente dans les comptes du Trésor Public sénégalais a été effectuée sous le contrôle de la BCEAO, en toute transparence, au taux du dollar en vigueur au moment de l’exécution des ordres de virements.
§  Que le taux du dollar, contrairement à ce que soutiennent l’accusation et Mr Latif Coulibaly, était de 445,4 FCFA.
A ce taux, les 200 millions de dollars correspondent à 89.081.646.547 FCFA, le montant reçu par le Trésor Public et confirmé par Mr Waly Ndour ancien Trésorier Général de l’Etat, aujourd’hui en charge de la CENTIF ? (voir annexe courbe du dollar)
§  Que l’accusation qui a repris la thèse de Latif Coulibaly, prend un taux de change arbitraire d’1 dollar américain à 500 FCFA, ce qui fait 100 milliards de FCFA. Ainsi, la différence de 10.918.353.459 FCFA résulte de la différence entre le taux de change officiellement pratiqué d’une part par les autorités monétaires que sont la Federal Reserve, la BCEAO, le Ministère de l’Economie et des Finances de la République du Sénégal, et d’autre part, le taux du journaliste Abdou Latif COULIBALY et de l’ancien Procureur de la République ?
§  Monsieur le Président, depuis quand les journalistes ou les Procureurs sont-ils habilités à fixer les taux du dollar ? Comprenez bien que dans ce dossier, toute l’accusation est bâtie sur cette énormité qui consiste à dire 1 dollar = 500 Fcfa….ni plus, ni moins…Les Autorités de la Federal Reserve américaine apprécieront…
Monsieur le Président, saviez vous que votre actuel Directeur de Cabinet Adjoint, Mr Moubarack LO avait déclaré dans le quotidien Wal Fadjri du mercredi 7 Juillet 2010 que« le Trésor public a entièrement perçu les 200 millions de dollars, puisque le ministre de l’Economie et des Finances, premier des comptables du pays, n’aurait jamais pris l’énorme risque de faire des déclarations infondées concernant des comptes gérés à la Banque centrale…Sans compter que le Fmi aurait sans doute condamné une éventuelle fausse déclaration du ministre en la matière, ce qu’il n’a jamais fait. Il est donc plus que temps d’arrêter la désinformation concernant un éventuel détournement de destination des 200 millions de dollars de la Sudatel. (Voir annexe, La Vérité sur l’affaire Sudatel)
 
Mr Moubarack LO, opposant à l’époque, en économiste averti avait sans doute conscience des conséquences fâcheuses que pouvait avoir sur notre économie une telle opération de désinformation, laquelle opération a  abouti, avec votre avènement à la tête de l’Etat, à l’inculpation de Thierno Ousmane SY.
 
 
Monsieur le Président, saviez vous que Thierno Ousmane SY n’a jamais géré de fonds publics, qu’il n’a jamais été, ni administrateur de crédits, ni ordonnateur de crédits, et que sa mission se résumait à conseiller le Chef de l’Etat et à le représenter auprès de différentes commissions, notamment le comité en charge du processus d’attribution de la troisième licence de téléphonie. Comment dans ces conditions peut-il avoir détourné des fonds publics ?
 
Monsieur le Président, saviez vous que Mr Kéba KEINDE, banquier de      son état établi à Dubai, est :


1.     L’homonyme de Kéba Mbaye, père de l’actuel Premier Ministre ;


2.     Qu’il a été cité par Latif Coulibaly comme le complice de Thierno Ousmane SY et qu’il aurait perçu 10 Millions de dollars de commissions indues ;


3.     Qu’il est l’auteur d’un email présenté à l’audience par Latif Coulibaly et publié dans son journal La Gazette, dans lequel lui Kéba Keinde  réclame à Sudatel le paiement d’honoraires pour un montant de 10 millions de dollars, lequel mail n’était pas adressé à Thierno Ousmane SY, mais plutôt à la Direction de Sudatel.


4.     Que ces 10 millions de dollars n’ayant pas été payés par SUDATEL, les Tribunaux de Dubai ont été saisis par Kéba Keinde pour un arbitrage dans lequel l’Etat du Sénégal a été appelé comme témoin ;


5.     Que Thierno Ousmane SY, en sa qualité de membre du comité pour l’attribution de la licence s ‘était opposé au paiement de cette commission à Mr Kéba Keinde, car n’ayant pas eu connaissance d’un quelconque service rendu par Kéba Keinde. Cela a été confirmé à la barre par Thierno Ousmane SY lors du procès contre Latif Coulibaly.
 
Monsieur le Président, saviez vous que ce personnage clé n’a JAMAIS, je dis bien JAMAIS, été ni convoqué ni entendu, encore moins recherché. Il a été question dans une certaine presse d’un soi-disant mandat d’arrêt international, je vous informe qu’il n’en est absolument rien. En parcourant la liste des Sénégalais recherchés par Interpol, chacun pourra constater que le nom de Kéba Keinde n’y figure pas.
 
Kéba Keinde, narguant la justice, a lui même déclaré dans la presse qu’il n’était pas au courant d’un mandat lancé contre lui. Pendant que Kéba Keinde vaque tranquillement à ces occupations Thierno Ousmane SY est pris en otage.
 
Pour une administration équitable de la justice, Kéba KEINDE doit être entendu et doit répondre à la question suivante :
 
Avez-vous oui ou non reçu 10 millions USD de SUDATEL dans le cadre de l’attribution de la troisième licence du Sénégal ?
 
La réponse étant évidemment non, et cela est confirmé par l’arbitrage des Tribunaux de Dubai, toute la construction de Latif Coulibaly et de Ousmane Diagne contre Thierno Ousmane SY s’effondre !!!!
 
Alors ma question est de savoir pourquoi Kéba Keinde n’a pas été arrêté au même titre que Thierno Ousmane SY ? Comment peut on ignorer (ou feindre d’ignorer) un complice identifié, ayant pignon sur rue, et qui ne prend même pas la peine de se cacher? Nous sommes manifestement confrontés à une justice sélective.
 
Monsieur le Président, si vous n’êtes pas de ceux qui protègent Kéba Keinde, alors demandez, pour une bonne administration de la justice, qu’un mandat d’arrêt international soit lancé contre l’intéressé ;
 
Monsieur le Président, Thierno Ousmane SY est visé dans la procédure comme complice d’un délit, ce qui implique qu’il y ait un auteur principal. Il se trouve que cet auteur principal n’a jamais été recherché, encore moins identifié. Le bon sens ne nous suggère-t-il pas que cet auteur principal ne saurait être ni l’Etat, propriétaire de la licence, qui a déclaré avoir bien encaissé le prix de la vente ; ni l’opérateur SUDATEL qui a payé les 200 Millions de dollars.  Ne sommes-nous pas, alors, devant une situation où le délit est impossible ?
 
Monsieur le Président, saviez vous que certaines investigations, dont Thierno Ousmane SY a fait l’objet, sont antérieures à l’attribution de la licence SUDATEL ? Latif Coulibaly nous parle d’une villa acquise à Saly, soi-disant avec l’argent des commissions occultes de SUDATEL. Saviez-vous Monsieur le Président que cette villa a été acquise en 2003 ? Cela est aisément vérifiable auprès des services compétents.
 
Monsieur le Président, saviez-vous que Thierno Ousmane SY et l’équipe en charge de l’attribution de la licence SUDATEL ont piloté un processus ayant abouti à la vente de la licence la plus chère d’Afrique subsaharienne par tête d’habitants?
 
Que le produit de cette vente constitue la plus importante rentrée de devises dans le cadre d’une concession de service publique depuis l’Indépendance du Sénégal ?
 
Que ces fonds ont fait l’objet d’une Loi de Finance Rectificative et ont permis de construire des routes, des écoles, des hôpitaux et j’en passe ? 
 
Monsieur le Président, saviez-vous qu’après l’attribution de cette licence, bon nombre d’Etats africains ont sollicité votre prédécesseur afin de bénéficier de notre expérience en matière de régulation et de gestion du secteur des TICS ?
 
Monsieur le Président, saviez-vous que l’ARTP d’alors avait été désignée meilleure régulateur d’Afrique par tous ses pairs ?
 
Que Thierno Ousmane SY a piloté les négociations avec l’opérateur Millicom International, qui ont abouti à l’époque à une offre de 100 Millions de dollars de Millicom, et que votre gouvernement a conclu cet accord au lendemain de votre élection ?
 
J’ai cité les poursuites contre Thierno Ousmane Sy, mais il n’est pas le seul ! Dois-je rappeler le cas de Karim Wade, celui de Aïdara Sylla, celui de Ndongo Diaw, celui de Ndèye Khady Guèye, et j’en passe !
 
Sous un autre registre, celui des « arrangements », dois-je faire référence au cas de Baïla Wane, dont la plainte contre Latif Coulibaly, a abouti avant les élections présidentielles, à l’inculpation de ce dernier mais dont on sait aussi qu’il est un « chouchou » du Président ? Ou encore celui de Moustapha Yacine Guèye qui aurait dû être arrêté en même temps que Ndongo Diaw !
 
Tout cela pour dire que l’affaire Thierno Ousmane Sy n’est qu’une vaste machination ourdie par des esprits revanchards, une tentative d’avilissement d’un haut cadre sénégalais qui a servi son pays avec des résultats probants, mais dont les principales « fautes » sont d’avoir entretenu une proximité affirmée avec le Président Abdoulaye WADE, d’une part, et de porter le nom de famille SY d’autre part…
 
Thierno Ousmane SY est victime de la politique des nouvelles autorités qui, sous le prétexte d’une bonne gouvernance, ont fait de la justice  une arme politique. Thierno Ousmane SY est un détenu politique, et sa détention est manifestement arbitraire.
 
Monsieur le Président, laissez moi vous rappeler l’aphorisme de Montesquieu quand il disait « il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ».
 
Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre aimable attention
 

Jean Louis DJIBA

Jeudi 6 Juin 2013 - 22:51




1.Posté par Justiciable le 07/06/2013 01:00
Monsieur l'ex Ministre d'Etat, Garde des Sceaux,
saviez vous que vous avez été Ministre de le justice ?
Savez vous que la justice sénégalaise est indépendante et administrée par des magistrats compétents ?
Savez vous que votre conférence de presse sur un dossier pendant en justice frise le ridicule ?
Savez vous que vous êtes le père de Thierno Ousmane SY ?
Saviez vous qu'un bon père doit donner de bon conseils à son fils ?
Savez vous que le pouvoir n'est pas éternel ?
Ne saviez vous pas que Me WADE est un ogre dangereux ?
Alors pourquoi avez vous laisser votre fils aller jouer dans la cours de Me WADE ?

2.Posté par KHALASS le 07/06/2013 14:33
JUSTUCIABLE je crois que soit ta pas bien lu le texte ou tu porte des euyéres car Monsieur le ministre d’État a donner des argument solide. soit tu donne des argument prouvant le contraire soit tu te contente de ce qu'il a dit soit tu te tait. D’après ton analyse ça se voit que tu n'est pas un intellectuel ni même une personne honnête.

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