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Venezuela : face aux accusations de «coup d’Etat», la Cour suprême renonce à s’attribuer les pouvoirs du Parlement

La Cour suprême du Venezuela s’était attribué les pouvoirs du Parlement et avait privé les députés de leur immunité. L’opposition et la communauté internationale avaient dénoncé un « coup d’Etat. »



Venezuela : face aux accusations de «coup d’Etat», la Cour suprême renonce à s’attribuer les pouvoirs du Parlement
Face aux accusations de coup d’Etat, la Cour suprême du Venezuela lâche du lest, avant des manifestations de l’opposition. Le Tribunal suprême de justice (TSJ) – ou Cour suprême – va réviser deux décisions par lesquelles elle s’était attribué les pouvoirs du Parlement et avait privé les députés de leur immunité. L’accord, favorable au président socialiste, a été conclu samedi 1er avril entre les principales institutions du pays.
Les représentants de ces institutions, réunis au sein du Conseil de défense de la Nation, ont décidé d’« exhorter le Tribunal suprême de justice à réviser les décisions » en question, « afin de maintenir la stabilité institutionnelle et l’équilibre des pouvoirs », indique le texte de l’accord. Le Conseil de défense de la Nation avait été convoqué en urgence par le président vénézuélien Nicolas Maduro.
L’arrêté initial
Deux décisions de la Cour suprême, sont tombées coup sur coup cette semaine. La première, mercredi, levait l’immunité parlementaire des députés. Dans la deuxième, rendu jeudi, les magistrats de la Cour suprême avaient décidé de dépouiller l’Assemblée nationale – où l’opposition est majoritaire – de tout pouvoir législatif. En résumé, le TSJ s’était accaparé la prérogative du Parlement d’édicter des lois.
L’opposition appelle à manifester
L’opposition vénézuélienne avait dans la foulée de cette mesure dénoncée un coup d’Etat. Depuis jeudi, des manifestations sporadiques se sont multipliées partout au Venezuela, rapidement dispersées par la police. La Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition électorale de l’opposition, ont appelé à manifester samedi 1er avril à Caracas.
La communauté internationale s’inquiète
La communauté internationale s’est inquiétée de la « rupture de l’ordre démocratique ». De l’Union européenne au secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, en passant par les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, l’Argentine, la Colombie, le Chili, le Guatemala, Panama ou le Mexique, tous ont condamné le « coup d’Etat » au Venezuela, réclamant de « rétablir l’ordre démocratique ». Le Pérou a rappelé son ambassadeur à Caracas.
Maduro nie
Face aux critiques, le président vénézuélien Nicolas Maduro a nié le fait que la décision de la Cour suprême de s’arroger les pouvoirs du Parlement soit une « rupture de l’ordre constitutionnel ». « Au Venezuela, la Constitution, les droits civils et politiques, les droits de l’Homme et le pouvoir populaire sont pleinement en vigueur », a-t-il affirmé.
Le président vénézuélien avait toutefois convoqué en urgence vendredi soir le Conseil de défense de la Nation.
 

lemonde.fr

Samedi 1 Avril 2017 - 15:39



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