Vers une dimension régionale pour la future force africaine

A quoi ressemblera la future force africaine de réaction rapide ? A la veille de l'ouverture du 23e sommet de l'Union africaine de Malabo en Guinée Equatoriale, on en sait un peu plus sur son architecture. Elle aura une forte dimension régionale.



Depuis le sommet de l’Elysée en décembre 2013 à Paris, on savait que, par méfiance à l’égard de l’Afrique du Sud notamment, plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, comme le Nigeria, n’étaient pas du tout enthousiastes à l’idée d’une force africaine à l’échelle continentale  et lui préféraient un dispositif régional. C’est-à-dire une force dans chacune des cinq régions du continent.

« Force est-africaine »

Depuis ce mardi, on sait que plusieurs pays d’Afrique de l’Est partagent ce point de vue. De bonne source, demain jeudi, juste après l’ouverture du 23e sommet à Malabo, les chefs d’Etat et de délégations des 11 pays de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est (CAE) se réuniront dans le cadre d’un mini-sommet pour bâtir d’ici la fin de l’année ce qu’ils appellent « une force est-africaine en attente ».

Deux jours pour trancher

Cela dit, la présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-Africaine Nkosazama Dlamini-Zuma, n’abandonne pas son projet de force continentale  fondée sur une douzaine de pays contributeur de troupes, dont l’Egypte et l’Afrique du Sud. Ce mercredi soir à Malabo, elle tiendra une réunion sur ce sujet. Puis les chefs d’Etat africain ont deux jours pour trancher.


RFI

Jeudi 26 Juin 2014 - 02:48



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