Viol collectif en Inde: quatre condamnations à mort

Le verdict est tombé ce vendredi 13 septembre. Il y avait beaucoup de monde au tribunal de New Delhi. Les quatre hommes qui avaient violé puis assassiné l'année dernière une jeune étudiante dans un bus à New Delhi, ont été condamnés à la peine capitale. La sentence a été accueillie par des applaudissements. L'affaire avait soulevé une vague d'indignation dans le monde et déclenché un profond débat en Inde sur les agressions sexuelles.



Des Indiens sont venus écouter la sentence du juge concernant les 4 hommes reconnus coupables du viol de la jeune étudiante dans un bus de New Delhi. REUTERS/Adnan Abidi
Des Indiens sont venus écouter la sentence du juge concernant les 4 hommes reconnus coupables du viol de la jeune étudiante dans un bus de New Delhi. REUTERS/Adnan Abidi
La sentence a été accueillie par des applaudissements, dans le tribunal et à l'extérieur. C'est la peine de mort qui était réclamée par le procureur, et c'est la pendaison qui était appelée à grands cris par une énorme partie de la population. Les avocats de la défense demandaient la clémence, et la prison à vie, affirmant entre autres que l'un des accusés était très jeune, âgé d'à peine 19 ans, qu'il pouvait encore changer.
 
Mais rien n'y a fait. La brutalité, l'horreur, la «torture», a dit le juge, pratiquée lors ce viol collectif appelait à appliquer cette sentence exceptionnelle, «la société n'a aucune clémence envers ces crimes ». « Les quatre hommes, en utilisant une barre de fer pour agresser sexuellement cette jeune femme, avaient délibéremment cherché à la tuer».
 
Dans les rues, les tribunaux indiens ou dans les bureaux de Delhi, tout le monde affirme croire en un fait : ces condamnations à la peine capitale dans l'affaire du viol le plus médiatique depuis des années en Inde, serviront probablement d'exemple et de dissuasion pour freiner la croissance de ces crimes dans le futur. Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura un avant et un après ce viol du 16 décembre, et qu'en Inde, les affaires d'agressions sexuelles ne pourront plus être ignorées par la police et les tribunaux comme avant.

Dépéche

Vendredi 13 Septembre 2013 - 13:51



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