Violences dans la campagne : Les pierres à la place du débat.

La campagne référendaire est à son dernier jour. Mais avec l’approche de l’échéance, elle fait chauffer les esprits, amenant les acteurs à user de la violence à la place du débat qui devrait pourtant être l’arme pour convaincre les Sénégalais de la pertinence de voter pour le Oui ou pour le Non.



Violences dans la campagne : Les pierres à la place du débat.
Les partisans du Oui et ceux du Non se font face de plus en plus. Et ces face-à-face se terminent de plus en plus par des jets de pierres entre les différents acteurs. En effet, de Saint-Louis à Ziguinchor, en passant  par Dakar, Fatick, Thiès, et Kaolack, partout  des jets de pierres ont émaillés la campagne référendaire qui pourtant, avait débuté dans la bonne humeur.

Cette recrudescence de la violence interpelle les Sénégalais qui pensaient que les partisans du Oui et ceux du Non, œuvraient tous pour l’intérêt du Sénégal mais avec des approches différentes. Mais finalement, pense cette dame habitant aux Parcelles Assainies, «ils sont tous les mêmes. Ils ne militent que pour leurs propres intérêts».

Elle est confortée dans cette idée par Modou (non d’emprunt) qui est étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar : «Les hommes politiques sénégalais ne sont pas dignes de confiance. Partout on vous dit que le Président a fait du wax waxeet, et c’est vrai. Mais eux aussi ne sont pas meilleurs puisqu’ils se sont adonnés à la même tactique, surtout Khalifa Sall et Malick Gackou qui, après avoir participé aux Assises nationales et avalisé ses conclusions, se braquent contre elles sous prétexte qu’il n’y a pas eu de discussions. Si c’est l’intérêt du Sénégal qui les animaient le débat serait autre car les priorités se trouvent ailleurs».

El Hadj, commerçant de son état aux marchés «Dior » lui, se dit outré par la violence qui règne actuellement dans cette campagne. Il ne trouve pas que convaincre les Sénégalais puisse se faire par la force. Selon lui, en lieu et place de la lutte pour le Sénégal, les hommes politiques militent pour bien se positionner. Et, affirme-t-il «c’est ce qui a amené les coups de feu tirés à Touba».
 
 

Ousmane Demba Kane

Vendredi 18 Mars 2016 - 07:59




1.Posté par Lebonsens le 18/03/2016 09:21
Macky en associant sa personne au "oui" a transformé lui-même un référendum en élection présidentielle. Il aurait dû rester au dessus de la mêlée en tant que Président de tous les Sénégalais. il fait une erreur en pensant que les adeptes du NON ne sont que des militants de l'opposition qui rêvent du palais. La très grande majorité des NON sont des citoyens lambda apolitiques, qui avaient voté pour lui en 2012, qui ont vu leurs situations économiques se dégrader depuis 4 ans + le Waxeet. Les sacs de riz et autres sucettes ne peuvent rien y changer. Les caravanes, méga-meeting avec Stars.. sont dépassés et ne font qu'attiser la violence.

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