Visite Chef de l’Etat: les Rufisquois entre optimisme et pessimisme mais les responsables locaux sont prévenus



Les maires, responsables de l'APR (Alliance Pour la République) et les partis alliés sont prévenus. «Sachez qu'avant votre appartenance politique vous êtes d'abords les fils de Rufisque, ne la décevez pas, réglez cette situation catastrophique, parlez au nom de Rufisque, soyez teigneux, ne vous attardez pas sur des détails, faites tout pour que Rufisque gagne et que les promesses ne soient pas que des intentions mais des actes», tacle Alou Niang sur facebook.

Ce dernier de préciser toutefois: «Pessimiste j'étais, je deviens un peu optimiste espérant que monsieur le président de la Républiques après ce conseil ministériel ne range pas pour des raisons politiques les nombreux projets pouvant sortir Rufisque du trou dans lequel elle se trouve».
 
 Loin d'être optimiste, Mamadou Wane voit le pire venir. «Retenez bien ceci Macky a déjà ciblé sa proie. Il sait pertinemment que ses mentors ne pèsent pas lourd à Rufisque. Je ne serai pas surpris du ralliement de certains politiciens Rufisquois dans l'APR . A suivre...», publie-t-il.
 
 Tout en souhaitant la bienvenue au président,  Zakaria Mbengue de Rufisconscience active avertit en ces termes l’hôte: «Vous le savez sans doute mieux que moi, nous sommes menacés. Nous pouvons affirmer avec certitude que le vieux Rufisque sera en ruine complète dans un proche avenir si aucune mesure de sauvegarde et de réhabilitation n'est envisagée, faisant ainsi disparaître dans l'oubli notre riche patrimoine historique, matériel et immatériel».

«Menacé aussi par les nombreux canaux parallèles à ciel ouvert. Vous allez certainement vous rendre compte de la forte densité de concentration de moustiques au km2 dans Rufisque, dû aux nombreux canaux à ciel ouvert, des usines de fabrication de moustiques pour tout le Sénégal. Une production quotidienne douze mois durant », liste-t-il.

Avant d’enfoncer le clou: «Rufisque n'a jamais été une ville salubre. Nous avons toujours vécu avec les eaux verdâtres et les mauvaises odeurs. Dans un de ses livres sur le Sénégal écrit dans les années 60, Ernest Milcent parlait du «marigot» de Rufisque avec ses «odeurs fétides»». «Aujourd'hui», dit Zakaria Mbengue : «Nous parlons plutôt de ses canaux putrides à ciel ouvert. En plus de l'avancée à pas de géant de la mer qui nous dévore, nous consumes. Et pourtant le potentiel ne manque pas. Je prends juste l’exemple du décor du boulevard Maurice Gueye qui traverse toute la ville et reste identique depuis ces premiers jours, ce boulevard peut être pour vous M. le président l’expression d’une ambition pour Rufisque. Son aménagement sera un symbole fort, un vent d’espoir pour tous les Rufisquois, pour dire rien ne sera comme avant».

L’internaute ose «espérer et pour la dernière fois que ce séjour ne sera que pour vendre des rêves».
«La Rénovation actuelle du Boulevard Maurice Gueye et ses artères reflète l'hypocrisie politique de nos dirigeants. Si Rufisque ne cesse pas d’être manipulés par ces gens, elle sera toujours victime de sa politique politicienne. Rufisque doit être responsable et consciente de ses actes. C'est ça qui est à l'origine de ses principaux problèmes sociaux, économiques, culturels, environnementaux etc. N'oublions pas qu'on arme jamais ses ennemis pour aller à la guerre à moins qu'ils décident de rejoindre le camp adverse et c'est ça la stratégie de Macky sall à Rufisque. Il sait pertinemment que ses mentors ne pèsent pas lourd à Rufisque. Les élections municipales en est une parfaite illustration. Macky a déjà ciblé sa proie », analyse Mamadou Wane, ce «jeune Rufisquois engagé». 



Le président de la République Macky Sall va séjourner pendant quatre (4) jours à Rufisque pour les besoins du Conseil des ministres décentralisé. "Mais est-ce la fin d’une longue période de manque d’infrastructures, d’insalubrité, d’insécurité, d’érosion côtière, etc ?", pose Malick Ngom, Rufisquois et Africtiviste.  Dans tous les cas, voilà quatre (4) ans aujourd’hui que le président avait qualifié la ville de Koumba Lamb de «ville chahutée et snobée». Et jusqu’ici, ces mêmes maux n’ont point évolué, selon des Rufisquois. 

 

Aminata Diouf

Lundi 18 Juillet 2016 - 10:49



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