«Voir ma mère souffrir me déchirait le cœur», Tombong Oualy

Tombong Oualy hume depuis hier l’air de la liberté. L’adjudant de police savoure les moments de liberté, élargi de prison suite à l’ordonnance du Doyen des juges du 20 aout dernier. Le célèbre prisonnier brise le silence et parle de la souffrance vécue par sa mère, Marième Sy.



«Voir ma mère souffrir me déchirait le cœur», Tombong  Oualy
«Voir ma mère souffrir me déchirait le cœur ». Le bout de phrase est poignant quand le fils parle de la souffrance de sa mère. Et, malgré la souffrance vécue en prison, le policier rendu tristement célèbre avec l’affaire de l’étudiant Bassirou Faye tué un 14 aout 2014 à l’Ucad, a toujours gardé le lien ombilical qui  lie une mère et son fils. Un appel du pied bien reçu par la maman Marième Sy. « Il était courageux, mais le jeune policier a failli rendre les armes et perdu des kilos lorsqu’on a voulu le renvoyer devant la chambre criminelle». Libéré depuis hier, et profitant du cocon familial, Tombong Oualy a toujours cru à son étoile, car persuadé qu’il est blanc comme neige dans cette affaire  de meurtre.
 

Mais, malgré son incarcération le jeune homme souffrait d’être très loin de la femme qui lui a donné la vie. Marième Sy, une femme de cœur, de vertu selon le fils heureux aujourd’hui de l’avoir à sa portée, à sa vue.  «J’ai toujours encouragé mon fils à prier, à faire preuve de rectitude et à placer toute sa confiance en Allah », lance par ailleurs la mère.
 

Marième SY fait même dans la raillerie : «Il a été très courageux mais il perdu quelques kilos lorsqu’on a voulu le renvoyer devant la chambre criminelle ». Des paroles qui soutirent un tout petit sourire avant que l’ambiance ne reprenne son caractère de retrouvailles,  de larmes et de rires. Au quartier rendu célèbre par son marché colobane, chez  la famille de cet ancien étudiant en Droit à la FSJP (Faculté des Sciences Juridiques et Politiques), le sentiment le mieux partagé est l’allégresse. «Je pense qu’il faut savoir raison garder, faire preuve d’humilité et de retenue car l’affaire  n’a pas encore connu son épilogue », tempère Tombong Oualy  alias Thomas Sankara, le surnom qu’on lui connait dans le quartier.


A la question, pourquoi le choix porté sur sa personne comme étant le meurtrier de Bassirou Faye, sa réponse est brève « Je ne saurais y répondre. Il y a eu beaucoup d’émotions, mais l’essentiel est que la vérité puisse triompher». Ainsi se referme une triste page émaillée par dix (10) mois de  prison, relaie "Enquête". 

 

Khadim FALL

Jeudi 27 Août 2015 - 10:11



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