XVe Sommet de la Francophonie - «Femmes et Jeunes: vecteurs de paix et acteurs de développement»: Un thème qui fait l’unanimité



Dit moi quelle jeunesse tu as, je te dirais quel peuple tu seras. Dit moi aussi quelles sont les femmes qui donnent naissance et éduquent ces jeunes, je te dirais quel peuple tu seras, peut-on ajouter.

En effet, les femmes et les jeunes constituent l’épine dorsale de la société. Sans une jeunesse saine, encore moins des femmes vertueuses et consciencieuses de leur importance dans l’ordre social, aucune nation ne peut prétendre à l’émergence, ni à la paix. Le monde francophone, qui se réclame fort de plus de 200 millions  de personnes, dont  61 % de jeunes et  51% de femmes, n’y échappe pas. Et le thème choisi pour le XVe sommet de la Francophonie : « Femmes et Jeunes : vecteurs de paix et acteurs de développement », qui doit se tenir à Dakar les 29 et 30 Novembre, ne pouvait donc occulter cette réalité.

Penda Mbow, représentante personnelle du chef de l’Etat sénégalais, disait lors de la 9e  Conférence francophone des Organisations internationales non gouvernementale (OING) et des Organisations de la société civile (OSC) (les 4, 5 et 6 juin 2014 à Dakar) que « le choix du thème s’est imposé de lui-même. Il découle de l’aboutissement logique d’une trajectoire au sein de la Francophonie et de la transformation des sociétés actuelles portée par les femmes et les jeunes ».

Un avis que semblent partager les femmes et les jeunes  croisés dans les rues de Dakar, où dans trois jours, ils seront au centre des débats.

Cette gérante d’un salon de coiffure à la Sicap, qui a requis l’anonymat, pense que  « la femme peut contribuer au développement de plusieurs manières. Déjà les femmes sont  présentes dans tous les secteurs de la vie, surtout dans le secteur informel. C’est vrai que les hommes font ce qu’ils peuvent mais ils ne peuvent pas tout assurer. Quant aux jeunes, surtout aux étudiants je leur demande de se concentrer sur leurs études et d’arrêter de bruler et de casser pour réclamer des bourses. Ils peuvent le faire d’une autre manière. Ils doivent savoir que c’est à eux d’assurer la relève. Mais aussi d’éviter de verser dans la débauche, de consommer des substances illicites car cela ne les mènera nulle part ».

Abdou Fall, ferrailleur de  son état, accroché à l’avenue Bourguiba Ba est d’avis que  « la femme est  à la base de tout. C’est elle qui donne naissance, au président comme à l’ouvrier ». Toutefois, une jeunesse malsaine et inactive constitue un fardeau pour une société selon lui.  « Je m’appuie sur mon expérience personnelle car depuis que j’ai cessé certaines fréquentations pour me concentrer sur mon travail, je n’y voit que du bien et je me sens utile pour la société » lâche-t-il.

Pape Alé Mbaye, la vingtaine, tailleur de profession corrobore : « Le développement d’un pays repose sur les épaules de la jeunesse, mais d’une jeunesse bien éduquée, détaille-t-il. Pour dire que je trouve le thème du 15e sommet de la Francophonie pertinent ».


Mardi 25 Novembre 2014 - 13:54



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