ZACCHARIA NDIAYE, FONDATEUR GLOBAL STRATEGIC GROWTH FONDATION: ‘’L’enseignement doit être en rapport avec notre réalité socioculturelle tout en restant ouvert sur le monde moderne et numérique’’

De l’avis du directeur général et fondateur de ‘’Global Strategic Growth Fondation, Inc’’, l’enseignement doit être en rapport avec la réalité socioculturelle et ouverte sur la modernité. Spécialiste des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et Consultant dans le gouvernement de l’Etat de New York, Zaccharia Ndiaye revient dans cet entretien sur les orientations de sa fondation qui entend appuyer l’éducation.



Avec la création de « Global Strategic Growth Foundation, Inc. » comment comptez-vous impulser un changement en Afrique ?
 
Cette fondation a été créée pour aider les autres. La traduction en français c’est la « Fondation Croissance Stratégique Globale ». Elle porte sur le potentiel de l’éducation africaine et plus particulièrement l’éducation sénégalaise. Comme le disait Madiba, « l'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde ». Notre mission est l’instauration d’une croissance éducative équitable à travers toute l’Afrique. La fondation soutient beaucoup d’activités dans le domaine socio-éducatif. Elle offre la possibilité de construire des écoles pour mettre les élèves et les enseignants dans de meilleures conditions de travail, réhabiliter des écoles, donner des fournitures scolaires et équipements, mettre en œuvre des technologies modernes et des bibliothèques numériques pour faciliter l’accès à la connaissance. Elle vise aussi à augmenter la scolarisation et la rétention scolaire en fournissant le soutien social, la mise en œuvre des programmes durables et de leaderships de sensibilisation et de promotion de l’importance de l’éducation en général au niveau du grand public. La fondation fournit également des soutiens aux enfants de la rue « Daara/Talibés » et des bourses d’études pour ceux qui ont des difficultés à payer ou à poursuivre leurs études.  

Pourquoi le choix porté sur l’éducation ?
 
Je suis né à Saint-Louis. Au cours de ma scolarisation, j’ai été éduqué par ma famille élargie à Dakar. J’ai aussi été formé dans les écoles sénégalaises et les écoles américaines. Mon enfance était une période très dure avec beaucoup d’inquiétude dans ma vie et cela à beaucoup affecté une grande partie de mon parcours scolaire quand j’étais au Sénégal. Mais, je peux dire, qu’à l’époque, je ne pouvais pas savoir que c’était dur n’ayant pas d’autres éléments comparatifs. Qu’est-ce que je dois faire pour les autres ? Je crois que je dois en retour, faire des choses très significatives pour les personnes qui étaient à mes côtés et qui m’ont soutenue durant toutes ses années de souffrances, faire des choses pour mon pays, pour mon continent et pour le monde entier. L’éducation est une question qui interpelle toute l’Afrique. La pauvreté, le chômage, les maladies, l’analphabétisme, l’incivisme, les questions d’éthique, la discipline, les crimes, la grossesse chez les adolescentes, le mariage précoce et/ou forcé, et d’autres facteurs sont lies à un manque d’éducation. Dans le monde d’aujourd’hui, plus de 749 millions d’adultes sont analphabètes et plus de 68 millions d'enfants ne vont pas à l'école primaire. L’Afrique, notre cher continent est la zone la plus touchée avec plus de 32 millions d’enfants non scolarisés. Au Sénégal, presque 50% de la population n'est pas instruite, beaucoup d’enfants abandonnent l’école pour des raisons de santé ou pour des raisons financières d’où l’immense taux d'échec scolaire. Après avoir assisté à beaucoup de réunions et de conférences en Afrique et à travers le monde où les questions et problèmes d’éducation ont été soulevés et où aucunes mesures n'ont été prises, mon engagement et ma vision m'amènent à créer cette fondation pour relever les défis de l'éducation en Afrique plus précisément au Sénégal mon pays natal.
 
Quel regard jetez-vous sur l’éducation sénégalaise ?
 
Il y a vraiment une carence de qualité et de quantité dans l’éducation. Cela me donne une occasion de dire que les dirigeants sénégalais doivent trouver un terrain d’entente pour mettre en place un autre système éducatif sénégalais. Un système purement sénégalais et africain car l’enseignement doit être en rapport avec notre réalité socioculturelle tout en restant ouvert sur le monde moderne et numérique. L’avenir de l’Afrique est entre les mains de la jeunesse. Investir dans l’éducation c’est investir pour la compétitivité de cette génération et celle des générations futures.
 
Quelles sont les zones dans lesquelles la fondation va s’investir ?
 
Ensemble, nous devons agir et nous allons agir ! J’ai consacré la majeure partie de mon séjour à rendre visite à des daaras et à assister des talibés ; mais aussi à visiter des jardins d’enfants et à discuter et partager les moments difficiles avec les habitants de Medina Gounass. C’était aussi l’occasion de visiter des villages, des écoles primaires et des lycées, ainsi que des banlieues. J’ai ensuite pris le temps de partager mes idées et expériences avec beaucoup de personnalités sénégalaises pour l’avenir du pays et du continent. Pour l’instant, la fondation va commencer des études de terrain des coins les plus démunies dans toutes les régions du Sénégal, en Gambie, au Mali et en Guinée Bissau. Ensuite, nous ferons la même chose avec les autres pays du continent. Nous avons des valeurs et régulations très sérieuses qui vont être respectées entièrement. Il est aussi important de souligner que la fondation va être en collaboration avec des autorités des pays cibles avant l’exécution des programmes. 
 
 
 
 
 
 

Matar Séne

Mercredi 3 Septembre 2014 - 21:55




1.Posté par Gaston Eric Boissy le 08/01/2015 18:42
C´est enorme ce que vous faites. c´est formidable, fort, courageux et noble.
J ´ai beaucoup de respect pour votre engagement et vos idées.
j´aimerais beaucoup garder votre contact et vous souhaite tout le bien du monde.
Je ne sais pas comment vous vous financer mais je suis totalement de votre coté.
Je vous prie de me tenir au courant. je m´engagerai financiérement.

cordialement

Eric Boissy

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter