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 jo
Mardi 7 Avril 2009

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A Thiès, précisément à Bagdad et les quartiers environnants comme Hersen, les supputations vont bon train sur sa libération après l’audition. D’aucuns disent qu’il est soutenu par une haute personnalité de l’Etat. Khadim Lo Gaydel récuse cela. Il a affirmé ne pas être au courant de l’appui d’une quelconque personnalité importante. «Je n’ai reçu aucun coup de fil dans ce sens depuis l’éclatement de l’affaire», a-t-il assuré.

L’affaire remonte à la nuit du mardi 17 mars. Le talibé Papa Diagne Mbaye a été passé à tabac jusqu’à ce que mort s’en suit. Les mis en cause ont voulu enterrer le corps du défunt en catimini mais la police avait eu vent du meurtre. A l’hôpital Amadou Sakhir Ndiéguéne de Thiès, il a été signalé en plusieurs endroits des traces de coups sur le corps de la victime.

Dans le cadre de l’enquête de la police, quatre parmi ses condisciples, Pape Syr Diop, Birame Ngom et les jumeaux Ousseynou et Assane Mbaye sont placés sous mandat de dépôt.


 jo
Mardi 7 Avril 2009

[Ignorer]
http://www.lenfantalaparole.com/ http://[
 jo
Mardi 7 Avril 2009

[Ignorer]
/http://d-h-t.forumactif.net/forum.htm
venz nous rendre visite pour parler de ce phenomene qui prend de plus en plus d'importance helas mal'heureusement pour ces jeunes enfants
 jo
Mardi 7 Avril 2009

[Ignorer]
http://d-h-t.forumactif.net/forum.htm forum ouvert pour parler de ces enfant talibes
 jo
Mardi 7 Avril 2009

[Ignorer]
Si le continent africain est aujourd’hui en retard, c’est parce que, entre
autres, il y a des pesanteurs endogènes propres à celui-ci. Parmi ces
pesanteurs figure (en tout cas pour ce qui est du Sénégal) la situation
dramatique, désastreuse, inquiétante et choquante des enfants des rues.
Qui sont ces enfants ? Qu’en est-il réellement de ceux-ci ?
Ces enfants plus connus sous le nom de « talibés » selon le langage sénégalais
sont envoyés de gré ou de force dès leur plus jeune âge par leurs familles chez un « marabout » sous différents prétextes :
Pour les familles qui, soulignons-le, pour x-raisons souvent matérielles et financières, fuient devant leurs responsabilités
parentales, un tel geste (envoi de l’enfant chez le marabout) se justifie par un attachement à la tradition et à la culture religieuse.
Dans cette culture, l’apprentissage du coran est souvent
lié à une initiation pratique à la vie communautaire, à l’acquisition du sens de l’humilité, d’un certain ascétisme, et d’une
endurance à toute épreuve. Du chauffeur de taxi à l’étudiant,
beaucoup de Dakarois considèrent cette phase comme nécessaire à la formation d’un individu.
Les « marabouts » prétendent initier les enfants à la culture musulmane
en leur apprenant le coran et à la vie en société. Leur enseignement est axé sur deux valeurs principales, à savoir l’humilité et endurance.
Mais, en réalité, ces enfants évoluent dans des conditions
indescriptibles. Ils sont morveux, puants et passent plus de temps dans la rue à mendier pieds nus sous un soleil de plomb qu’à étudier le coran. Envoyés
par leurs « faux » marabouts, ils tendent la main aux habitants des villes et aux touristes, devant les restaurants et hôtels de la ville, du mat
 jo
Mardi 7 Avril 2009

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pour ceux qui trouvent cela alarmant est qui s'inquietent du devenir du senegal
les adresses : petitions a signer
http://www.mesopinions.com/Stop-a-l-esclavage-des-Talibes-petition-petitions-8204c3c78fd48298cc0464116b212aca.html

http://www.youtube.com/watch?v=CB3rjFshHHc[]

url://http://www.mesopinions.com/Stop-a-l-esclavage-des-Talibes-petition-petitions-8204c3c78fd48298cc0464116b212aca.html
http://www.lenfantalaparole.com/
http://talibe.net/
 jo
Mardi 7 Avril 2009

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[http://membres.lycos.fr/talibes/
 jo
Vendredi 10 Avril 2009

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ARTICLE DE LA BANQUE MONDIALE

PARRER
Sénégal : le Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (PARRER)

FINANCEMENT - Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue : 800 millions pour une vie de famille
Le Fonds de développement social du gouvernement japonais a confié à la Banque mondiale un financement de 800 millions de francs Cfa, qui a été octroyé au Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (Parrer). Il s’agit de «financer les actions concrètes et innovantes susceptibles d’avoir un impact réel...
Lire la suite http://www.sendeveloppementlocal.com/Parrer_r85.html

Procédures judiciaires : Plaidoyer pour une meilleure prise en charge des droits des enfants
Le Centre de formation judiciaire de Dakar abrite, depuis avant-hier, un séminaire sur le thème : « Echanges d’expériences belgo-sénégalaises dans la problématique de la justice en charge des mineurs en danger ou en conflits ». Cette session de formation qui se veut être un cadre de partage d’expériences pour une meilleure...



Contacts

Hélène Pieume hpieume@worldbank.org

Demba Balde (221) 8495000 dbalde@worldbank.org



DAKAR, le 22 février 2007—L’association «Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue» (PARRER) a été créée ce 22 février 2007 à Dakar par une Assemblée générale constitutive regroupant des membres d’ONG, de l’Administration sénégalaise, du secteur privé, des partenaires au développement, d’organisations religieuses, des personnalités de la société civile et des médias. La création de cette association a été l’une des recommandations fortes du Conseil présidentiel du 10 octobre 2006 sur la situation des enfants de la rue.



L’Assemblée générale constitutive a été marquée par l’adoption des statuts du PARRER et l’élection du Président, en la personne de l’écrivain Cheikh Hamidou Kane qui a été portée à l’unanimité comme Président du Conseil d’administration, Président du PARRER.



Il faut rappeler que depuis septembre 2005, un groupe comprenant des acteurs de la société civile, des structures de l’État, des personnalités indépendantes impliquées dans la protection des enfants ou plus généralement dans les œuvres sociales avaient entamé une réflexion sur la question des enfants en situation difficile. Le Comité de pilotage qui avait été ensuite mis en place a participé au Conseil présidentiel du 10 octobre 2006 avant d’organiser le lancement officiel de la campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue, le 31 octobre 2006 à la Place de l’Indépendance.



Au terme des travaux de ce jour, l’Assemblée générale constitutive a donné quitus au Président de l’Association d’entamer sans délais les démarches nécessaires pour obtenir la reconnaissance légale du PARRER qui est une association à but non lucratif, autonome, indépendante et apolitique.



 Issa
Vendredi 10 Avril 2009

[Ignorer]
Vous aussi signez l'appel pour l'éradication
du phénomène des enfants de la rue
et de toute exploitation de l'enfant par l'Homme

En cliquant sur le l'adresse URL ci-dessous

http://www.lenfantalaparole.com

A ce jour, 9 145 signataires soutiennent cette initiative.

Relayez ce message à tous vos contacts et sur votre site internet
car il nous faudra être encore beaucoup plus nombreux
pour peser en faveur des droits de l'enfant.


Nous pouvons dire aimer son pays ou son continent, mais sans la volonté de faire par tous
et le refus de l’intolérable, tout appel à la solidarité et à l’amour serait une imposture.
Mame Faguèye BÂ
 jo
Dimanche 12 Avril 2009

[Ignorer]
reponse a Issa c'est deja fait nous l'avons signe
La préparation de la manifestation du 20 avril à Dakar pour la défense des Talibés bat son plein.
Cette manifestation sera l'occasion de mettre en avant l'intérêt d'agir au niveau juridique.
Tenez-vous informés, participez à la préparation, faites circuler autour de vous l'information. Voici quelques liens utiles :
- Signez la pétition : lettre ouverte au Secrétaire général de l'ONU est en ligne (près de 2000 signatures) : http://www.mesopinions.com/Stop-a- [...] 12aca.html
- Faites circuler le dossier de presse : http://www.cijoint.fr/cjlink.php?f [...] oj0Ct2.pdf
- Inscrivez-vous sur le groupe Facebook (plus de 500 membres) : http://www.facebook.com/group.php? [...] 613&ref=mf
- Un forum a été aussi ouvert pour suivre de près les actions en cours //d-h-t.forumactif.net/sujets-differents-f1/
- Le documentaire est visible sur cette page : http://www.wadeukeubi.com/societe/ [...] al-13.html
Agissez pour changer la vie des 500.000 talibés du Sénégal

 jo
Jeudi 16 Avril 2009

[Ignorer]
57 lectures mais pas beaucoup d'avis!!!
 jo
Jeudi 16 Avril 2009

[Ignorer]
[http://d-h-t.forumactif.net/forum.htm
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

[Ignorer]
e reportage de Daniel Grandclément « les enfants perdus de Mbour » diffusé sur Thalassa le 20
février 2009 a soulevé une vive émotion en France et au Sénégal où le documentaire a été
largement consulté sur Internet (en particulier sur http://www.wadeukeubi.com/societe/video-lesenfants-
talibes-de-mbour-senegal-13.html ).
1. Attitude hésitante concernant une entorse évidente aux droits de l’homme
Les faits sont incontestables : des centaines de milliers d’enfants de 4 à 15 ans sont confiés par
leurs parents à des marabouts censés les guider sur « la voie de Dieu » mais qui sont souvent auto
proclamés et profitent d’une tradition pour les exploiter. Forcés de récolter 250 à 600 CFA ou la
nourriture quotidienne, exténués par cette mendicité et les récitations lancinantes, malmenés,
menacés, souvent frappés, ils vivent l’enfer.
L’indignation et la honte se sont exprimées dans les milliers d’échanges sur les forum. Mais
comment arrêter ce scandale ? Certains s’interrogent : les parents qui n’ont pas les moyens
d’élever leurs enfants ont-il le choix ? Les Daara ne soutiennent-elles pas l’école publique dans un
triste état au Sénégal (39 élèves par enseignant selon l’Unesco soit souvent 80 élèves par classe) ?
S’affronter aux marabouts ne risque-t-il pas de précipiter les Talibés dans une misère encore plus
profonde ?
Très rares sont ceux qui défendent une éducation religieuse commençant dès 4 ans, la mendicité
comme apprentissage de l’humilité, certains talibés réussissent, etc. Ceux-là mettent souvent en
cause la légitimité des occidentaux à porter un regard critique sur des pratiques traditionnelles
qu’ils ne peuvent pas comprendre.
Dans la lettre (en annexe, partiellement lue par Daniel Grandclément le 27 février), le
Gouvernement du Sénégal a apporté sa réponse au débat. Il ne nie pas la situation dans laquelle se
trouvent les enfants obligés à mendier mais il défend le principe des Daara qu’il souhaite
améliorer. Il affirme qu’un cadre législatif de protection des Talibés existe au Sénégal.
Trois faits confirment l’ambiguïté de l’attitude du gouvernement du Sénégal et son inaction :
- Le Quotidien du 28 février (en annexe 2) rapporte les critiques du Président Wade envers
la police et les RG qui n’auraient pas dû, selon lui, laisser filmer les enfants. Le
documentaire donne une mauvaise image du pays !
- La Ville de Saly : principal lieu touristique du Sénégal a déjà interdit la présence des
Talibés dans les rues. : (voir www.salysenegal.net en annexe),
- Une initiative largement médiatisée (PARRER – voir partie 3) et financée n’a toujours
pas, 2 ans après, vu le jour.
Le Gouvernement du Sénégal tolère l’esclavage et la maltraitance des enfants alors qu’il a
signé les conventions sur les droits de l’homme et de l’enfant.
Les lois évoquées par le Gouvernement du Sénégal dans son courrier (voir annexe 1) ne sont pas
appliquées.
Très peu de plaintes ont été déposées. Au regard des 500 à 800.0001 Talibés concernés, c’est
dérisoire !
Les actions des associations (voir partie 4) allègent les souffrances d’une petite partie de ces
malheureux Talibés. Ceux-ci subiront encore longtemps leur triste sort sans une intervention
extérieure et pénale.
1 Déclaration de M. Ibrahima SARR : Ministre du Budget : février 2007 : lancement du programme
PARRER : http://www.rewmi.com/Amelioration-de-la-situation-des-enfants-de-la-rue-Le-Parrer-beneficie-de-800-
millions-du-Japon_a10608.html
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

[Ignorer]
p. 3
2. Un contexte juridique fort mais aucune application
Le statut des Talibés confiés à un Marabout n’est pas prévu dans la loi. Les Daara ne sont pas
régies par la loi. A quel titre une personne peut-elle se voir confier la garde d'un enfant qui lui est
étranger, avec toutes les conséquences juridiques que cela engendre ? Il ne s'agit ni de délégation
de l'autorité parentale, qui nécessite un suivi des parents ni d'un placement de ces enfants, qui
implique la décision d'une autorité judiciaire. Cette situation n’étant pas prévue par la loi, c’est
donc le droit commun qui s’applique.
En l’occurence plusieurs textes mentionnés dans le courrier du Gouvernement (annexe 1)
devraient s’appliquer.
La Constitution de la République du Sénégal (préambule et articles 7, 16 et 91) fait bien
référence aux droits de l’homme.
Le code pénal du Sénégal condamne bien la mendicité et le vagabondage et plus sévèrement
encore, ceux qui ' incitent ou emploient d'autres personnes à la mendicité '. Dans son article 244
le même code sanctionne également ' l'exposition et le délaissement d'enfants ou d'incapables '..
La Loi n° 75-77 du 9 juillet 1975 stipule bien que « tout acte de mendicité est passible d'un
emprisonnement de trois mois à six mois. Seront punis de la même peine ceux qui laisseront
mendier les mineurs de vingt et un ans soumis à leur autorité… ».
Mais dans son article 245 Le code pénal apporte une limite derrière laquelle les Marabouts
peuvent se retrancher : « le fait de solliciter l'aumône aux jours, dans les lieux et dans les
conditions consacrées par les traditions religieuses ne constitue pas un acte de mendicité ».
En 1990, fut adoptée la Charte africaine des Droits et du Bien-être des enfants dont
l’article 21 suggère même aux États «d’abolir les coutumes et pratiques négatives, culturelles et
sociales qui sont au détriment du bien- être, de la dignité, de la croissance et du développement
normal de l’enfant ». De plus l’article 29 de cette Charte stipule également clairement que
l’État doit lutter contre l’utilisation des enfants dans la mendicité.
En 1991, le Sénégal a ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).
Cette convention est un accord volontaire entre les Etats-parties, qui s’engagent à des obligations
précises assorties de modalités et de sanctions.
Dans son principe n° 2 du préambule, la CIDE annonce : «L’enfant doit bénéficier d’une
protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités par l’effet de la loi et par
d’autres moyens, afin d’être en mesure de se développer d’une façon saine et normale sur le plan
physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité».
L’article 19 de la Convention précise que : «Les Etats-parties prennent toutes les mesures
législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre
toutes formes de violences, d’atteintes ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de
négligences, de mauvais traitements ou d’exploitations….»
L’article 36 ajoute que « les Etats-parties protègent l’enfant contre toutes autres formes
d’exploitations préjudiciables à tout aspect de son bien-être.»
En 1999, le Sénégal a signé deux conventions de l’Organisation Internationale du Travail :
 La Convention (no 138) sur l’âge minimum;
 La Convention (no 182) sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants et
l’action immédiate en vue de leur élimination.
L’article L.145 du code du travail du Sénégal fixe l’âge minimum légal pour un emploi salarié ou
un apprentissage à quinze ans.
Enfin, plus récemment, l’Etat du Sénégal a adopté la loi du 29 avril 2005 relative à la « lutte
contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes de la traite
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

[Ignorer]
L’article 3 de cette loi dispose que : «Quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer
profit, embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la livrer à la mendicité ou
d’exercer sur elle une pression pour qu’elle mendie ou continue à le faire est puni d’un
emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500.000 francs à 2.000.000 francs ».
Mais ces lois et conventions ne sont pas appliquées. Seuls deux cas de plainte contre des
Marabouts sont connus :
- Le premier : l’association les Gones de Mbour a été déboutée. La responsable de
l’association qui s’est exprimée sur France 3 reste très discrète sur ce sujet.
- Le deuxième : une plainte déposée par le père du petit Modou suite à des blessures
infligées par le marabout. Le tribunal correctionnel de Kaolack a jugé l’affaire le 12
novembre 2008 : condamnation sévère du marabout à 3 ans de prison ferme (+ 2 avec
sursis) et 300.000 francs CFA (2000 €) en guise de dommages et intérêts à la partie civile.
La plainte a été déposée avec l’aide de l’association Sentinelles. L’enfant se rend
maintenant à l'école publique, grâce à l’accompagnement de cette association. Les
représentants de l'Union des Maîtres et Élèves Coraniques au Sénégal étaient présents et
ne sont pas intervenus. Chef d’inculpation : maltraitance et aussi : avoir fait mendier un
enfant afin d’en tirer des profits personnels. (http://www.sentinelles.org/talibes.htm )
Le cadre juridique national et international devrait donc protéger les Talibés. Mais dans la pratique
le recours aux procédures juridiques n’est pas sans risques. Les associations qui se soucient du sort
des Talibés ne peuvent pas se permettre de faire appel à la justice si elles souhaitent poursuivre
leurs activités !
Il faut donc aller plus loin, sans attendre que les centaines de milliers de talibés maltraités portent
plainte. C’est la responsabilité du Gouvernement qui est engagée.
En effet, interpeller les marabouts qui maltraitent les enfants et ne respectent pas la loi est de sa
responsabilité. Le vol est prohibé. Les hold-up de banques appellent naturellement une
intervention de la police. Pourquoi l’esclavage à ciel ouvert n’imposerait-il une intervention de la
police, à même de constater facilement les nombreux flagrants délits ?
C’est cette responsabilité que les instances internationales, l’ONU en premier lieu, devraient
interpeller. Elles l’ont fait de manière amicale et positive en attribuant presque 2 millions de $ au
gouvernement du Sénégal. Ce fut l’occasion de grandes cérémonies de lancement du programme
PARRER. Ce programme ne trouve aujourd’hui aucune application hormis la mise en place d’une
association.
3. Le programme PARRER : annonces fracassantes et applications nulles
Le site de la Banque Mondiale2 mentionne ce programme «Partenariat pour le retrait et la
réinsertion des enfants de la rue» (PARRER). Un numéro de sa revue y est consacré3.
Il a pris la forme d’une association créée le 22 février 2007 à Dakar par une assemblée générale
constitutive regroupant des membres d’ONG, de l’Administration sénégalaise, du secteur privé,
des partenaires au développement, d’organisations religieuses, des personnalités de la société
civile et des médias.
La création de cette association a été l’une des recommandations fortes du Conseil présidentiel du
10 octobre 2006 sur la situation des enfants de la rue.
2http://web
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

[Ignorer]
lien de la banque mondiale ou se trouve certaines info !!![2http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/AFRICAINFRENCHEXT/SENEGALINFRENCHEX
TN/0,,contentMDK:21234644~menuPK:461591~pagePK:2865066~piPK:2865079~theSitePK:461478,00.html
3 http://siteresources.worldbank.org/INTSENEGALINFRENCH/Resources/ECHOS_DE_LA_BM-6-Dec2006.pdf
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

[Ignorer]
page 5
L'accord du Sénégal-Japon pour le don de 800 millions a été signé fin février 2007 dans le but de
mettre en oeuvre les 3 objectifs fixés par le PARRER en particulier le traitement juridique de la
question des enfants de la rue.
C'est grâce à l'entremise de la banque mondiale que le financement du japon pour le Parrer a été
effectif. Selon le Directeur des opérations de la Banque Mondiale au Sénégal, M. Madani Tall' :
« la Banque Mondiale a 'voulu faire profiter au Parrer des possibilités de financement qui
existent au sein de notre institution avec les fonds que nous administrons pour le compte du pays.
Le financement de 1.792.110 dollars, soit environ 800 millions de francs CFA, que nous mettons
au profit du Parrer provient, en effet du fonds de développement social que le gouvernement du
Japon a confié à la banque mondiale pour financer des actions concrètes et innovantes
susceptibles d'avoir un impact réel sur le développement social. »
Le courrier du Gouvernement du Sénégal mentionne ce programme en indiquant que l’association
PARRER réalise un important travail de « plaidoyer et de mobilisation des autorités religieuses et
de la population sénégalaise».
Mais qu’en est-il ?
Les fonds de la Banque Mondiale ont bien été attribués.
Une Directrice a bien été nommée à la tête de l’association PARRER. Deux ans plus tard,
PARRER n’a toujours pas de site Web, ni de programme d’action.
Que sont donc devenus les 1,8 millions de $ ?
Les talibés peuvent bien attendre deux ans et davantage.
4. De nombreux réseaux de soutien et associations : peu de coordination
De nombreuses associations de soutien aux Talibés se sont manifestées suite à la diffusion du
documentaire. Elles tentent d’alléger la situation.
Certaines comme Keur Talibés, sont très locales et relèvent de la charité privée, d’autres comme
les Gones de Mbour s’intéressent à plusieurs Daaras dans une ville, d’autres ont une action
internationale.
La liste qui suit n’est pas exhaustive. Elle est destinée à illustrer la multiplicité des initiatives
louables et courageuses mais aussi leur isolement relatif et leur caractère ponctuel à l’échelle du
drame qui touche des centaines de milliers d’enfants.
Il n’y a aucune coordination, aucune action commune et on l’a vu une grande réticence, voire un
embarras à parler du droit.
La seule action connue concerne la première d’entre elles : Sentinelles.
Sentinelles, association internationale (plus de 12 pays d’intervention dont le Burkina et le Sénégal) intervient
auprès de 1000 talibés des régions de Mbour, Thiès, Kaolack, Dakar. Infirmière, un assistant social et un
coordinateur Sentinelles effectuent des visites régulières. Les soins médicaux offerts aux enfants, la prévention
contre la malaria, la désinfection des daaras représentent une partie importante de leur tâche. Ils travaillent
aussi à sensibiliser les marabouts, tout comme les parents, au respect dû à ces petits : amélioration de leurs
conditions de vie, nécessité de les scolariser ou, au moins, de leur apprendre à lire et à écrire. En 2002,
Sentinelles lance un programme d'alphabétisation dans certains daaras en collaboration avec un organisme
local.
En 2008, Sentinelle a obtenu la condamnation d’un Marabout à 3 ans de prison ferme et 300.000 CFA de
dommages et intérêts au profit de la partie civile. Tél. + 41 21 646 19 46
Les Cerisiers/ Route de Cery / CH - 1008 Prilly / Lausanne http://www.sentinelles.org/talibes.htm
C.A.I.N.T « CADRE D’APPUI A L’INITIATIVE NATIONALE EN FAVEUR DES TALIBES » souhaite
« résoudre définitivement l’équation de la prise en charge des TALIBES'. Propose une pétition pour
demander l’application des lois (25 avril 2005), souhaite associer toutes les parties prenantes, y compris les
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

[Ignorer]
certaines associations repertoriées et bien d'autres...http://www.lenfantalaparole.com
autorités religieuses et organise la marche d’avril en faveur des Talibés. http://talibe.net/index.php :
Les Gônes de Mbour propose des aides aux Talibés (repas, cours de rattrapage, santé) de la ville de Mbour.
4 permanents et des bénévoles accueillent et proposent des activités à ces Talibés et à d’autres enfants, les
encouragent à prendre leur santé en main ou les dirigent éventuellement vers des structures spécialisées
http://lesgonesdembour.ifrance.com
Keur talibés. Association animée par quelques dizaines de français et intervenant dans une Daara à Mbour.
http://www.facebook.com/s.php?ref=search&init=q&q=Talib%C3%A9s&sid=ad96170b33d33af6c9089c7eea
f71ad5#/profile.php?sid=ad96170b33d33af6c9089c7eeaf71ad5&id=1451241715&hiq=talib%C3%A9s
ONG plan Sénégal pour Lutter contre les violences et autres abus sur les enfants en milieu scolaire.
Programme ‘Apprendre sans peur’ dans le département de Thiès, plus précisément dans les deux
arrondissements de Notto Diobass et de Thiénéba. Durée de trois ans en partenariat avec le ministère de
l'Education nationale par le truchement de ses corps de contrôle, les organisations syndicales, les associations
de parents d'élèves, les collectivités locales, partenaires de l'éducation.
Empire des Enfants : centre d’accueil temporaire pour des enfants en difficulté situé à Dakar. propose un
accueil, des soins et un avenir aux enfants victime de traite, en rupture familiale et talibé mendiants. Ce
dernier groupe d’enfants est souvent orienté par la police vers le centre. Sa capacité est limitée à 25 enfants
(accueil de 3 mois) http://www.empiredesenfants.com/ empiredakar@hotmail.com Mme Anta Mbow : Pdte
La Daara de malika (à 25 km au NE de Dakar) se veut une Daara modèle qui respecte la tradition mais
assure aux enfants une éducation de meilleure qualité. La Daara emploie 21 permanents : enseignants et
formateurs. Parrainage entre 100 et 300 euros par an et par enfant.
http://www.daarademalika.fr.gd/Un-petit-tour-virtuel-au-Daara-de-
Malika/index.htm?PHPSESSID=9abe5cf47bd9dfd4e051785cc3d9ae1d
TOSTAN Association internationale créée en 1991 qui intervient sur le développement durable, les droits
humains et l’insertion et, entre autres secteurs, aide les Daara à s’améliorer. Mais Tostan affiche pour le long
terme l’objectif de supprimer la mendicité des enfants. http://fr.wikipedia.org/wiki/Tostan tel 01 42 39 39 90
L’association « Les enfants de Nianing – Sénégal » créée en 2007 en Vendée s’occupe de promouvoir la
scolarité des enfants d’école primaire dans la région de la petite côte au Sénégal. Son équipe est composée de
bénévoles, de sympathisants, de parrains, de marraines, de donateurs. Elle vise à soutenir l’école Mame Dibor
Salane dans ses projets immobiliers et pédagogiques.
lesenfantsdenianing@orange.fr blog : enfantdenianing.skyrock.com
And taxaxu talibe (Action solidarité aux Talibés). Basée à Saint-Louis autour d’un centre d’accueil qui
propose des cours de rattrapage scolaire, des aides matérielles, des projets. Le parrainage d’enfants est
proposé. L’action porte sur 1500 Talibés dans 77 Daaras. : http://andtaxawutalibe.assomedia.org
Tel : (221) 964 16 02 - 551 65 18
SOS Talibés (SOST) dans la banlieue de Dakar (Colobane, grand Dakar, Tara) offre des services médicaux
gratuits aux enfants, tente d’assister les Daaras (fourniture des repas) afin d’éviter que les enfants n’aient à
mendier (opération durant le ramadan).
SOS talibés c/o M. Badara Diouf 17, rue Stéphane Grappelli 75017 Paris tél.: (+33)6 20 22 72 74 (+33)6
1496 71 17 / (+33)6 34 53 35 92 http://sostalibes-blog.africaciel.com talibes.assoc@gmail.com
Avenir De l’Enfant (ADE), une ONG située à Rufisque, à une trentaine de kilomètres à l’Est de Dakar. ADE
a entre autres objets la sauvegarde des enfants de la rue et la protection des enfants contre les abus et
exploitation sexuels. Accueil d’une vingtaine d’enfants.
Tel 2218361308-2216332396 msowade@hotmail.com / avenirenfant@sentoo.sn / avenirenfant@orange.sn
Le SAMU Social Sénégal intervient auprès des enfants de la rue et leur apporte des soins d’urgence et les
premiers contacts en vue de l’insertion assurée par d’autres organisations.
http://samusocial-senegal.blogspot.com
Le Mouvement ATD (Aide à Toute Détresse) Quart Monde a été créé en 1957 avec pour objectif
l'éradication de l'extrême pauvreté. Agit dans 29 pays sur 5 continents grâce à 370 volontaires-permanents.://[
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

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L’antenne à Dakar est une sorte de petite permanence où les talibés en activité de mendicité passent afin de
recevoir quelques soins de santé, se laver et découvrir la lecture par le biais de l’animation. Certains de leurs
animateurs rendent visite à ces quelques talibés dans leur DAARA et prennent ainsi contact avec les
marabouts www.atd-quartmonde.asso.fr/
Association aide et action : ONG internationale pour le financement du secteur de l’éducation au niveau du
Sénégal. Collecte des dons à l’étranger et lance une campagne de collecte de fonds pour la mobilisation de
cent millions de francs Cfa, au cours de l’année 2009. Au cours de cette campagne de grande envergure elle
va s’adresser aux entreprises, aux fondations, aux associations de bonnes volontés, aux clubs, etc…
La voix de l’enfance : Association internationale défendant les droits des enfants en détresse ou qu’il soient..
(Carole Bouquet). A même de se mobiliser pour défendre les Talibés au niveau international.
http://www.lavoixdelenfant.org/
Enfance et partage. Association française défendant les enfants maltraités en France et à l’International
(scolarisation et nutrition). http://www.enfance-et-partage.org/ n° vert d’appel : 0800 05 12 34
Médecins du Monde Soigne ceux que le monde oublie peu a peu (enfants de rues, filles soumises à la
prostitution, femmes victimes de violences, etc.) dans de nombreux pays : http://www.medecinsdumonde.org/
Médecins sans frontières : La sante http://www.msf.fr/
5. Quelques adresses et sources d’information
Le documentaire : http://www.wadeukeubi.com/
La pétition : http://www.mesopinions.com/Stop-a-l-esclavage-des-Talibes-petition-petitions-
8204c3c78fd48298cc0464116b212aca.html
Le Quotidien : http://www.lequotidien.sn/index.php?option=com_content&task=view&id=5238&Itemid=9
L’article du Matin sur PARRER : http://www.rewmi.com/Amelioration-de-la-situation-des-enfants-de-la-rue-Le-
Parrer-beneficie-de-800-millions-du-Japon_a10608.html
Dossier réalisé par l’évènement : http://www.evenement-bf.net/pages/dossier_3_97.htm
Dossier réalisé par Afrik.com : http://www.afrik.com/article11563.html
Discours du Président Wade fin 2006 : http://www.gouv.sn/discours_pres/detail.cfm?numero=303
Etude Unesco (2004 sur la nécessaire formation des talibés :
http://www.education.gouv.sn/politique/eqja/fichiers/Etude-jeunes-daara.pdf
La section locale de l’union des maîtres et élèves coraniques (Umecs) a organisé une marche pour
la paix : http://www.sudonline.sn/spip.php?article15955.
http://cbcbe.wordpress.com/2008/12/21/lutte-contre-la-mendicite-les-maitres-coraniques-pronent-unmaintien-
des-talibes-dans-les-dara/ : Mobilisation des maîtres coraniques pour assainir la mendicité.
Les échos et le site de la Banque Mondiale :
http://siteresources.worldbank.org/INTSENEGALINFRENCH/Resources/ECHOS_DE_LA_BM-6-
Dec2006.pdf
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/AFRICAINFRENCHEXT/SENEGALI
NFRENCHEXTN/0,,contentMDK:21234644~menuPK:461591~pagePK:2865066~piPK:2865079~theSitePK:461478,0
0.html
Annexe 1 : Le courrier du Gouvernement du Sénégal à France 3 (27 fév. 2009)
Des enfants en apprentissage dans une école coranique informelle, à Mbour, au Sénégal, ont été
filmés par France 3, dans le cadre de l’émission Thalassa.
Les éléments filmés avaient trait à leurs conditions de vie et à des sévices corporels, infligés par le
maître coranique.
Ce film a occasionné l’indignation de beaucoup de sénégalais, et de tous les défenseurs et militants
des droits de l’enfant.
 jo
Vendredi 17 Avril 2009

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Les écoles coraniques représentent au Sénégal une forme d’éducation religieuse et traditionnelle, à
laquelle adhère une partie importante de la population.
L’Etat prend en compte la protection des enfants issus de ces écoles coraniques dans le cadre de sa
politique globale de protection de l’enfant.
A cet effet, il faut noter l’existence d’un important dispositif juridique et institutionnel de
protection de l’enfant contre toutes formes de violence, de maltraitance et d’exploitation, mis en
oeuvre principalement par les ministères de l’éducation, de la santé, de la justice et de la famille
avec l’appui des partenaires au développement de la société civile.
On peut, à cet égard, relever les points suivants :
- La Constitution du Sénégal, dans son préambule, fait référence à la Convention des
Nations Unies relative aux droits de l’enfant
- Le Sénégal a également ratifié la quasi-totalité des Conventions internationales relatives à
la protection des droits de l’enfant en particulier.
- D’importantes mesures législatives allant dans le sens du renforcement de la protection de
l’enfant ont été prises. On peut citer :
- Les articles 298 et 299 du code pénal qui répriment les coups et blessures et voies de fait
portés sur une enfant de moins de 15 ans
- Le décret 79-1165 du 20 décembre 1979 portant règlement intérieur des établissements
scolaires qui interdit en son article 14 les châtiments corporels sur les enfants.
- L’article 245 du code pénal qui réprime la mendicité des mineurs.
- La loi 02-2005 du 29 avril 2005 relative à la traite des personnes et pratiques assimilées et
à la protection des victimes, qui renforce la protection des enfants contre l’exploitation par
la mendicité.
- Parmi les réponses socio-éducatives apportées par l’Etat du Sénégal au problème des
enfants en situation de vulnérabilité, il faut signaler l’existence de nombreuses initiatives
soutenues par les partenaires au développement et les ONG.
On peut citer notamment :
- Le programme de lutte contre la mendicité par l’introduction de la Formation
professionnelle dans les « daaras » (écoles coraniques) qui participe à la lutte contre la
mendicité et vise à assurer aux enfants des écoles coraniques « talibé », en plus du Coran,
une initiation à la formation professionnelle, à l’apprentissage de l’arabe, du français et
des langues nationales. ;
- L’expérimentation de l’introduction de l’éducation religieuse dans les écoles publiques.
- La création de « daaras » » modernes pilotes.
- La mise en place du projet de lutte contre « les pires formes de travail des enfants » mis en
oeuvre en partenariat avec l’UNICEF et la coopération italienne, qui prend en compte
l’exploitation des enfants par la mendicité, et qui est en cours d’exécution dans 9
départements à titre expérimental et devrait être généralisé sur l’ensemble du territoire ;
- La création du centre GINDDI qui assure des services d’accueil et de réinsertion sociale (y
compris familiale) des enfants de la rue. Le centre a mis en place un numéro vert ;
- L’existence au niveau des structures de la Direction de l’Education Surveillée et de la
Protection Sociale (DESPS) de services qui assurent l’accueil, l’éducation et la réinsertion
d’enfants mineurs en danger ou en conflit avec la loi.
La volonté manifeste du Chef de l’Etat de trouver des solutions durables à la question des
enfants des rues et plus particulièrement en situation de vulnérabilité, tel que les enfants
p. 9
mendiants des écoles coraniques, s’est également traduite par la convocation d’un Conseil
Présidentiel le 10 octobre 2006 auquel a participé la société civile, le secteur privé, les
représentants des autorités religieuses et coutumières ainsi que les partenaires au
développement comme l’UNICEF, le BIT, la coopération française, le BIT, etc.
Suite au Conseil Présidentiel, le Partenariat pour le Retrait de la Réinsertion des Enfants de la
rue (PARRER) a été créé et un important travail de plaidoyer et de mobilisation des autorités
religieuses et de la population sénégalaise est en train d’être déroulé.
De plus, un Conseiller Spécial en charge des questions de l’enfant a été nommé à la Présidence
de la République ainsi qu’une Cellule d’Appui à la protection de l’Enfant (CAPE) créée au sein
du Cabinet du Président.
Cependant, malgré ces initiatives et les moyens financiers investis par l’Etat pour lutter contre
les abus et violences faites aux enfants, notamment au sein de certaines écoles coraniques,
force est de reconnaître qu’il a encore des défis à relever, face à ce problème complexe.
En terme de perspectives à court et moyen terme, l’Etat du Sénégal compte mettre en oeuvre les
mesures suivantes :
- le renforcement de l’application de la loi
- le renforcement du dispositif de contrôle des écoles coraniques
- la mobilisation de ressources pour le développement des écoles coraniques modernes
- l’intensification du dialogue avec les autorités religieuses afin de mieux les sensibiliser
- l’intensification des campagnes de sensibilisation à grande échelle, notamment sur la
responsabilité parentale.
Enfin, il est à noter que la visualisation d’images, d’enfants à visage découvert est une entorse
aux droits de l’enfant.
Dakar le 26 février 2009
Par Mme Rama Ndao DIOUF / Conseiller Spécial du Président de la République Chargé de
l’Enfance / Coordonnatrice de la CAPE (Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfant)
Annexe 2 : « Le quotidien » du 28 février 2009
Wade en

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