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​«Nous avons perdu beaucoup de temps à tergiverser», (économiste)



Economiste et philosophe, El Hadji Ibrahima Sall est l’actuel président de l’Université Polytechnique Ouest-Africain (UPOA). Ministre du Plan dans le dernier gouvernement d’Abdou Diouf, l’homme a servi dans les Institutions internationales (Nations Unies, Société financière internationale, Banque mondiale)…Il commente l’actualité économique du pays. «Les estimations du taux de croissance sont en général de bonne qualité  puisque nous avons bien sur les techniques de prévision éprouvées une agence nationale statistique, une banque centrale qui fait ses propres projections sans compter le fonds monétaire international qui vérifie la fiabilité des estimations…Au-delà de la prévision, il s’agit d’apprécier le niveau du taux de croissance. Le taux de 4,5 est certes le plus élevé depuis 2008 mais il convient de souligner qu’un taux de croissance se lit en fonction de la conjoncture mondiale et de l’environnement international. Vu sous cet angle, il est normal que l’économie sénégalaise se porte mieux en 2015 puisque la conjoncture s’est nettement améliorée», campe le président du Parti demain la République.
 

Selon El Hadji Ibrahima Sall, « l’environnement mondial n’a jamais été aussi favorable pour produire de la richesse donc de la croissance ». Et «il est important que l’on comprenne que dans environnement donné, tout le monde « monte » et tout le monde « descend » selon que la conjoncture mondiale est haussière ou baissière ». «De 1994 à 2004, nous avons de très belles performances macroéconomiques suite aux réformes qui ont accompagné la dévaluation du F CFA. Ensuite de 2004 à 2014, nous avons eu des résultats médiocres (c’est pourquoi les 4,5 % quoi que meilleur depuis 2008, ne peuvent nullement être considérés comme une performance, compte tenu de la classe médiocre  que constitue la période 2004-2014). Les raisons, en plus de la crise mondiale que j’ai évoquée, sont aussi dues au fait que nous avons cessé de réformer notre économie », souligne l’économiste qui précise dès lors que « les performances éventuelles du Président Macky Sall dépendront de sa capacité à conduire ces réformes ».


Et pour lui, le constat est là : « Nous avons perdu beaucoup de temps à tergiverser, à évoquer les réformes au lieu de les réaliser ». Dans une interview accordée à « l’Observateur », El Hadji Ibrahima Sall marque qu’ «il ne voit « aucun gouvernement au monde aller vers des élections et conduire des réformes ». 


Lundi 12 Octobre 2015 - 10:12



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