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​A la Une: une nouvelle feuille de route pour le G5 Sahel



« Combien de rencontres faudra-t-il, s’interroge L’Observateur Paalga, pour que la force commune du G5 Sahel soit vraiment opérationnelle ? Depuis la naissance de l’idée en 2016, ce sont pas moins d’une dizaine de réunions aux allures de conseils de guerre qui ont été tenues aussi bien en Afrique, en Europe qu’aux Etats-Unis. Quand ce ne sont pas les chefs d’Etat eux-mêmes qui montent au front, ce sont les techniciens des différents pays qui se retrouvent pour peaufiner le plan de bataille comme ce fut le cas encore hier à Paris. La ministre française des Armées, Florence Parly, a en effet réuni autour d’elle ses homologues des cinq Etats concernés (Burkina, Mali, Niger, Mauritanie et Tchad) et leurs chefs d’état-major. Au sortir de ce conclave martial, pointe L’Observateur : une feuille de route censée être plus précise, notamment en ce qui concerne l’articulation des postes de commandement. La liste précise des équipements indispensables, la génération des forces, etc., a été adoptée. Petit à petit donc, l’oiseau du G5 fait son nid financier même s’il manque encore quelques brindilles pour consolider l’édifice qui, on le rappelle, devrait peser quelque 420 millions d’euros. »
 
Plus vite !
 
Pour Le Pays, toujours au Burkina, il faut donner un coup d’accélérateur, tant sur le plan financier que sur le plan opérationnel… « Les opérations militaires qui ont timidement démarré en novembre dernier ne sauraient être poursuivies si l’argent, qui est connu pour être le nerf de la guerre, n’est pas suffisamment mobilisé pour répondre aux immenses besoins de cette force conjointe dont la principale mission est de ramener in fine le statu quo dans cette zone sahélienne, c’est-à-dire la sécurité et la cohabitation pacifique entre les populations. Il faut donc aller au pas de course, estime Le Pays, pour ne pas donner raison à ceux qui sont plus que dubitatifs quant à l’efficacité d’une coalition de 5.000 hommes dans une guerre asymétrique où 12.000 Casques bleus et 4.000 soldats français ont quasiment avoué leur impuissance face à un ennemi insaisissable et bénéficiant de la complicité des populations locales. En tout état de cause, il y a urgence, s’exclame le quotidien ouagalais, d’autant que les terroristes bandent les muscles à chaque fois qu’on croit les intimider avec l’imminence de la mise en place des patrouilles militaires et surtout du droit de poursuite désormais reconnu aux armées des trois pays que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger. »
 
Loin du compte…
 
Ledjely en Guinée reste pour sa part très dubitatif… « Sans vouloir jouer aux oiseaux de mauvais augure ou de faire les grincheux, s’exclame le site guinéen, nous relevons cependant avec un certain étonnement les accents triomphalistes qui sous-tendent l’annonce, à l’issue de la rencontre parisienne des ministres de défense du G5 Sahel de ce lundi, du lancement imminent de la deuxième opération de la force conjointe sous-régionale. Bien entendu, vu toutes les difficultés que la mise en route de cette initiative militaire a rencontrées, on peut comprendre qu’une telle annonce soit accueillie avec enthousiasme. Pour autant, on est encore loin du compte, estime Ledjely. Tout d’abord, on ne sait que très peu de choses de l’opération qui suscite autant d’autosatisfaction. Ensuite, l’incertitude autour du financement fait qu’on n’a aucune garantie quant à la pérennité du mécanisme qui se met ainsi en place. Donc, on devrait y aller avec une joie plus mesurée. »
 
Réplique terroriste ?
 
En tout cas, pour ce qui est de ce fameux financement, « nerf de la guerre », on devrait bientôt être fixés… C’est ce que souligne Aujourd’hui à Ouga : « le plat de résistance est réservé pour Bruxelles, le 23 février prochain, précise le journal, où une conférence des donateurs sera réunie pour convaincre les pays contributeurs de mettre la main à la poche. Assurément, tous ces préparatifs ne sont pas du goût des terroristes, souligne encore Aujourd’hui. Certainement qu’ils ont mis les marmites au feu pour concocter une réponse, une réaction, car, à l’évidence, il s’agit là de leur survie. Vivement que cette arme fatale du G5 Sahel soit prête avant qu’ils n’en trouvent l’antidote. »
 
Et en effet, pointe Maliweb, « l’activisme des pays sahéliens n’est pas passé inaperçu. Samedi, l’État islamique dans le Grand Sahara, groupe dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui, a assuré que l’ensemble des djihadistes du Sahel se 'donnaient la main' pour lutter contre la force conjointe du G5. 'Nous allons tout faire, a affirmé un porte-parole des islamistes, pour que le G5 Sahel ne s’installe pas'. »

Rfi

Mardi 16 Janvier 2018 - 09:44



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