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​Burundi: à Arusha, les pourparlers de sortie de crise commencent mal

C’est une nouvelle tentative pour sortir le Burundi de la crise, mais elle n’a pas très bien commencé ce mardi 12 juillet. Les pourparlers sont censés avoir repris à Arusha en Tanzanie sur l'avenir d’un pays secoué par des violences depuis plus d'un an, depuis l'annonce du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Des discussions qui se déroulent sous l’égide de l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa. Mais ce matin, la session inaugurale a été annulée. Le gouvernement de Bujumbura proteste contre la présence de membres du Cnared, la coalition de l’opposition en exil.



​Burundi: à Arusha, les pourparlers de sortie de crise commencent mal
Cette rencontre débute sur un couac puisqu’il n’y a eu ni séance inaugurale ni de discours d’ouverture. Pourtant ce mardi matin, tout était prêt et les participants commençaient même à entrer dans la salle. Mais la délégation du gouvernement a refusé d’y pénétrer en raison de la présence de membres du Cnared et du Mouvement halte au 3ème mandat.
 
Sur Twitter, le principal conseiller en communication du président burundais a fustigé l’invitation faite au président du Cnared Jean Minani ainsi qu’à deux figures de la société contre lesquelles la justice burundaise a émis des mandats d’arrêt : Armel Nyongere et Pacifique Nininahazwe. Ce dernier, joint par téléphone, explique avoir été contraint de regagner son hôtel malgré l’invitation en sa possession.
 
Pour le porte-parole du Cnared, cela montre que Bujumbura n’a pas un problème avec la plateforme, mais avec les individus qui la composent. « Une partie au procès s’arroge le droit de désigner qui doit être là », s’est insurgé Pancrace Cimpaye.
 
Volte-face du Cnared
 
Le Cnared avait d’abord choisi de boycotter ce rendez-vous, car il n’y avait pas été invité en son nom propre. Mais après avoir interdit à ses membres de s’y rendre, la direction de la plateforme avait fait volte-face en les autorisant à venir à titre individuel puis en annonçant lundi soir l’envoi d’une « délégation de haut niveau ».
 
Le gouvernement burundais a rappelé qu’il ne discutera pas avec ceux qu’il accuse d’avoir participé au putsch manqué de mai 2015. Une position qui n’a pas bougé depuis l’ouverture de ce processus en décembre dernier.
 
Finalement, les rencontres entre le facilitateur et les différents groupes se poursuivent malgré tout. Leur objectif est d’établir une liste définitive des invités et de dégager un calendrier des futures rencontres. Un projet de feuille de route que le facilitateur viendra ensuite présenter à Kigali où se déroule en ce moment le sommet de l’Union africaine.


Source: Rfi.fr

Aminata Diouf

Mardi 12 Juillet 2016 - 15:30



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