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​Colombie: fin du cessez-le-feu avec l'ELN, nouvelles négociations à Quito

C'est ce mardi 9 janvier qu'expire, en Colombie, le cessez le feu entre l'Etat et l'ELN, l'Armée de libération nationale. Il avait été mis en place le 1er octobre 2017, une première dans l'histoire de cette rébellion armée apparue en juillet 1964. Depuis les accords de paix signés fin 2016 avec les FARC, l'ELN est la dernière guérilla active de Colombie. Le président Santos a dit vouloir parvenir à une «paix complète» avant la fin de son mandat, en août.



C'est que cette année se tiennent plusieurs scrutins importants: des législatives en mars, puis le premier tour de la présidentielle le 27 mai suivi d'un éventuel second tour le 17 juin. L'objectif pour le président Santos est que ces élections se déroulent, cette fois, dans le calme. Il a en mémoire le second tour de la présidentielle en 2014: l'ELN avait brûlé du matériel électoral et bloqué des routes pour empêcher les citoyens de voter. La guérilla avait aussi perturbé le bon déroulement des élections régionales de 2015.
Les délégués du gouvernement colombien et ceux de la guérilla se retrouvent donc ce mardi à Quito en Equateur pour poursuivre des pourparlers de paix débutés il y a près d'un an, en février 2017. Ils se poursuivront, déclare la guérilla, «même si le cessez-le-feu n'était pas prorogé».
Des violations répétées du cessez-le-feu existant
Proroger ce cessez le feu, qui expire ce mardi soir, c'est bien la volonté des deux parties, qui l'ont déjà fait savoir, même si elle s’accuse mutuellement de l'avoir violé depuis sa mise en place le 1er octobre. L'ELN a ainsi notamment admis sa responsabilité dans l'assassinat d'un leader indigène, Aulio Isarama Forastero, en octobre dernier dans le Chocó. Mais elle dénonce aussi la mort de 7 paysans qui manifestaient dans une zone frontalière. Et là, selon le parquet colombien, deux officiers de l'armée de terre seraient impliqués.
Le principal défi du nouveau chef de la délégation gouvernementale, l'ancien vice-président Gustavo Bell sera donc de restaurer la confiance. Et de trouver un meilleur accord de cessez le feu, plus solide. C'est ce que réclament d'une même voix, dans un communiqué, l'ONU et l'Eglise catholique.
 

RFI

Mardi 9 Janvier 2018 - 16:39



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