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​Elections HCCT: le GHC/LER approuve et défend Macky



​Elections HCCT: le GHC/LER approuve et défend Macky
En réunion au siège de BBY (Benno Bokk Yakaar) sous la présidence de son coordonnateur Yoro BA, le Groupe des Hors Coalisés / Liberté Et Responsabilité (GHC/LER) a procédé à «une analyse sérieuse et approfondie du contexte politique marqué par l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi organique relative à l’organisation et au fonctionnement du Haut Conseil des Collectivités Territoriale ( HCTT), celle modifiant le code électoral, ainsi que la question relative à la nationalité des candidats à la magistrature suprême du pays».

Dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com, le GHC rappelle «qu’une lecture lucide et objective de la charte des Assises Nationales fait ressortir la nécessité de «définir un cadre pour une politique de développement durable et une gouvernance de proximité afin de mieux répondre aux besoins des populations et aux exigences du développement»».
 
Pour le GHC/LER, «le Président de la République, juge de l’opportunité et du cadre défini par cette orientation fondamentale des Assises Nationales, a institué le HCCT en lui assignant des missions précises de renforcement du niveau de collaboration entre l’Etat et les acteurs territoriaux dans la conduite et le suivi de l’évolution des politiques de décentralisation, d’aménagement et de développement du territoire».

Ces Hors Coalisés se félicitent «de ce que le Sénégal depuis l'indépendance a pris l'option d'une politique de décentralisation prudente, progressive, et irréversible». A cet égard, le GHC voit en «l'érection du HCCT une opportunité qui s'inscrit dans cette ligne, et participe à l'objectif général d'organisation du pays en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable».
Le GHC soutient «donc totalement cette initiative» et félicite «le Président de la République de sa décision de ne présenter aucun candidat de l’APR (Alliance Pour la République) à Dakar et Ziguinchor, respectant ainsi un principe fondamental de BBY à savoir: les partis de  BBY vainqueurs aux locales investissent en priorité dans leur localité».

Toutefois, «les institutions ne valant que par les hommes qui les composent», le GHC invite «le Président de la République, dans la désignation des 70 conseillers, à effectuer son choix sur la base exclusive de la compétence et de la représentativité».

Abordant la question de la refonte du fichier électoral, le GHC rappelle «que les discussions dans le cadre de la Commission Technique de Revue du Code Electoral (CTRCE) ont abouti à un accord de principe de toute la classe politique sur la nécessité de cette refonte». «Sur le point de réserve de l'opposition lié à la «confirmation» par les sénégalais en âge de voter de  figurer ou non sur le fichier électoral», ladite partie appelle «l’opposition à se souvenir que l’actuel « stock mort » du fichier électoral est dû en grande partie à l'obligation faite lors de la constitution du fichier électoral en 2006,  d'inscrire systématiquement tout détenteur d’une carte Nationale d’Identité dans le fichier électoral. Tirant les leçons de cette expérience, l’administration a proposé qu’au moment de la confection de sa CNI, le sénégalais en âge de voter, confirme son désir ou non de figurer sur le fichier électoral».

Le  GHC considère «que cette divergence mineure ne saurait constituer une cause de rupture du dialogue politique». Et invite «donc les acteurs à travailler à la construction durable de la paix et de la cohésion sociale par la promotion de la culture du dialogue permanent, de la concorde, et de la solidarité nationale».

Enfin sur la question de la nationalité des candidats à l’élection présidentielle, le GHC rappelle «qu’il ne s’agit nullement d’un débat sur la nationalité, question au demeurant réglée par le code de la nationalité».
 
«Ce dont il s’agit dans la proposition de la majorité», soulignent-ils: «C’est d’un encadrement temporel de la décision de renonciation pour un candidat à la Présidence de la République de sa nationalité autre que sénégalaise. En effet, est-il acceptable pour un candidat à la charge suprême de notre pays, d'attendre la veille du scrutin pour renoncer à sa seconde nationalité ?! Il ne s’agit donc nullement d’une  quelconque tentative d'exclusion de  personnalités de la prochaine élection présidentielle».
 
Dès lors, les Hors Coalisés invitent «donc l’opposition à discuter avec la majorité sur cette question de l’encadrement temporel afin de trouver une solution consensuelle qui tienne compte de cette exigence, sans exclure aucun candidat potentiel». 


Jeudi 25 Août 2016 - 14:34



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