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​Évasion de Redoine Faïd : le braqueur toujours en cavale, des questions sur d'éventuelles défaillances

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a reconnu, ce lundi, qu'il y a peut-être eu une défaillance au centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, d'où s'est évadé le braqueur Rédoine Faïd dimanche. 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés pour rechercher le détenu en cavale.



La ministre de la Justice Nicole Belloubet a reconnu, ce lundi, qu'il y avait "peut-être" eu une défaillance au centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne, d'où s'est évadé dimanche par hélicoptère Redoine Faïd. Le braqueur récidiviste s'est évadé avec la complicité d'un "commando armé". Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'évasion en bande organisée et d'association de malfaiteurs confiée à la DCPJ.

"J'ai demandé à ce qu'une mission d'inspection générale de la justice se rende sur place dès aujourd'hui et puisse voir comment les mesures de sécurité auraient été, le cas échéant, défaillantes pour que nous puissions y remédier", a déclaré la garde des Sceaux sur Europe 1. "Je ne prétends pas qu'il n'y a pas ici de défaillance. Il y en a peut-être une", a-t-elle ajouté. "Si c'est le cas, nous y porterons remède immédiatement".

Une évasion qui "pose beaucoup de questions" pour le Premier ministre
Le Premier ministre Edouard Philippe a, quant à lui, affirmé sur RTL que "l'urgence, c'est la mobilisation pour retrouver cet individu", tout en reconnaissant que cette évasion "pose beaucoup de questions".
 
Une mission d'inspection depuis ce lundi matin
D'après les informations de franceinfo, la mission d'inspection générale a effectivement commencé à la prison de Réau ce lundi. Les enquêteurs ont commencé à interroger les différents personnels, pour savoir notamment si des signaux d'alerte sur le comportement de Redoine Faïd en détention n'ont pas été mal interprétés ou sous-interprétés, et si des informations qui auraient dû remonter à la direction de l'administration pénitentiaire sont restés au niveau de l'établissement. Par ailleurs, la question d'éventuelles complicités internes au centre de détention est posée, qu'elles viennent d'autres détenus ou de membres du personnel.
 
A la prison de Réau, des surveillants choqués "craquent"
A la prison de Réau lundi, l'ambiance était "tendue", selon Loïc Delbroc, délégué syndical UFAP-Unsa.
"Il y a des surveillants qui ont craqué ce matin, à l'appel. Ils sont choqués. Ils se disent que ça aurait pu être vraiment pire. Il y a beaucoup d'agents très jeunes ici, alors commencé sa carrière avec une évasion à l'arme lourde...", a-t-il raconté à l'AFP. Quant aux détenus, "ils sont dans la moquerie ce matin".

Presque 3.000 policiers et gendarmes à la recherche de Faïd
Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés depuis dimanche sur le territoire national pour tenter de rattraper celui qui s'était déjà évadé il y a cinq ans de sa prison de Lille-Sequedin. "Tous les moyens sont mobilisés pour localiser le fugitif", a indiqué le ministère de l'Intérieur, précisant que "des dispositifs coordonnées de contrôle et d'interception sont mis en place, qui tiennent compte de la dangerosité du fugitif et de ses possibles complices".  Un signalement a été diffusé sur l'ensemble du territoire.
 
Des repérages par drone en amont ?
Dimanche, la ministre de la Justice avait  indiqué qu'il s'agissait "d'une évasion hors norme, qui a supposé un commando très bien préparé" avec "_un hélicoptère, trois personnes plus un (pilote) instructeur pris en otage". Selon elle, les complices avaient "sans doute repéré les lieux par le biais de drones"._

France bleu

Lundi 2 Juillet 2018 - 17:20



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