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​L’ONU demande le rapatriement des familles de djihadistes de l’EI

Selon la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, plus de 11 000 membres présumés de familles étrangères sont détenus en Syrie.



​L’ONU demande le rapatriement des familles de djihadistes de l’EI
Alors que, depuis la chute en mars du « califat » de l’organisation Etat islamique (EI), la communauté internationale est confrontée au casse-tête du rapatriement des familles de djihadistes, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a demandé, lundi 24 juin, que les membres des familles des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak soient « rapatriés, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour des crimes ».

« Les enfants, en particulier, ont subi de graves violations de leurs droits – y compris ceux qui ont pu être endoctrinés ou recrutés (…) pour commettre des actes violents. La considération première doit être leur réadaptation, leur protection », a ajouté Michelle Bachelet, à l’ouverture de la 41e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Selon elle, plus de 11 000 membres présumés de familles étrangères de combattants de l’EI sont détenus au camp d’Al-Hol (Syrie), administré par les autorités kurdes. Le Fonds onusien pour l’enfance (Unicef) estime qu’il y a 29 000 enfants de combattants étrangers en Syrie – dont 20 000 d’Irak, a précisé la Haut-Commissaire, précisant que la plupart ont moins de douze ans.

La Haut-Commissaire a appelé les Etats à accorder la nationalité « aux enfants nés de leurs ressortissants » dans les zones de conflit, arguant qu’infliger le statut d’apatride à ces enfants est un « acte de cruauté » :

« Les enfants apatrides sont souvent privés d’éducation, d’accès aux soins de santé et d’autres éléments fondamentaux de la dignité. »

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Rapatriement au « cas par cas »
Mme Bachelet a relevé que « quelques pays ont fait des efforts pour rapatrier certains ressortissants, notamment des enfants », sans toutefois citer ces pays. Elle a également souligné que « quatre cas ont été portés à l’attention du Comité des droits de l’enfant et du Comité contre la torture par les grands-parents français d’enfants actuellement détenus en Syrie ou en Irak ». Jusqu’ici, Paris n’a accepté de rapatrier les enfants qu’au « cas par cas » et nie avoir envisagé des rapatriements collectifs.

Washington, qui pousse les autres pays au rapatriement, a, de son côté, récemment commencé à rapatrier ses propres ressortissants, tandis que le Danemark entend les priver de la nationalité danoise.

En ce qui concerne les combattants, Mme Bachelet a relevé que plus de 150 hommes et femmes ont été condamnés à mort en Irak en vertu de la loi antiterroriste, après des procès qui « n’ont pas été accompagnés des garanties d’une procédure régulière » :

« Si des citoyens sont soupçonnés d’avoir commis des crimes graves dans un autre pays, ou s’ils sont détenus pour quelque motif que ce soit, l’Etat d’origine devrait tout mettre en œuvre pour qu’ils soient traités conformément au droit international. »

Demande d’enquête au Soudan
Par ailleurs, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé lundi un accès de ses services au Soudan pour enquêter sur la « brutale répression » de manifestants par les forces de sécurité.

Après plusieurs mois de manifestations qui ont poussé en avril l’armée à destituer le président Omar Al-Bachir, le Soudan est le théâtre d’un bras de fer entre le Conseil militaire de transition qui a succédé à M. Bachir et les chefs du mouvement de contestation qui exigent le transfert du pouvoir aux civils.

La tension est montée d’un cran depuis le 3 juin et la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée. Au moins 128 personnes ont été tuées dans l’opération et la répression qui s’est poursuivie les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation.

Le Monde

Lundi 24 Juin 2019 - 12:32



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