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​Libye: Salamé s'inquiète des violences chroniques qui menacent les élections

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé a présenté depuis Tunis mercredi 17 janvier devant le Conseil de sécurité des Nations unies son rapport trimesterielle sur la situation en Libye. Il a exprimé ses craintes concernant la situation sécuritaire qui reste instable malgré une certaine amélioration. Il a mis en garde contre la violence qui risque d'enterrer l'accord politique et qui menace le processus électoral en cours.



​Libye: Salamé s'inquiète des violences chroniques qui menacent les élections
Des dates précises pour les élections générales prévues cette année en Libye, il n’y en a pas encore. Le bon déroulement de ces élections, prévues à l'origine au printemps prochain, restera fortement tributaire de la situation sécuritaire du pays. Ce pays est régulièrement secoué par des flambées de violence, comme à Tripoli en début de semaine. Des affrontements qui ont causé la fermeture de l’aéroport qui rouvrira samedi prochain.
 
Pourtant, l'affluence des citoyens libyens aux bureaux d'inscriptions ne faiblit pas.
En quelques semaines, 600 000 jeunes majeurs se sont déjà enregistrés, et le chiffre global continue d'augmenter. Il a dépassé les deux millions. Signe que les Libyens misent énormément sur ces élections pour stabiliser le pays politiquement et économiquement.
 
L'échec patent du gouvernement Sarraj
 
Mais selon Ghassan Salamé, beaucoup reste à faire. L’envoyé spécial de l'ONU souligne la nécessité, prioritaire, d'avoir un gouvernement efficace et fort qui sera capable de réunifier les institutions, stabiliser le pays et gérer les élections censées sortir la Libye de la période transitoire.
 
Ce n'est pas le cas du gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj. Il n'a pas su asseoir son pouvoir face aux milices à Tripoli, et il n'a pratiquement pas d'autorité sur le reste du pays qui continue à être profondément divisé.
 
S'ajoute aux multiples défis sécuritaires, le changement de la Constitution avant le scrutin, souligne Ghassan Salamé. Même si les différents partis s'entendent sur la nécessité de changement, et en dépit des efforts acharnés de l'ONU, aucun accord n'a pu être signé.
 
Installer l'intégrité et la confiance
 
S'ajoute aussi, l'amendement de l’accord politique, qui n’est toujours pas fait, mais qui permettra aux différentes institutions de mettre des lois garantissant le bon déroulement du scrutin. Des lois en harmonie avec l'accord politique interlibyen.
 
Autres problèmes qui rangent le pays et qui sont pointés par Ghassan Salamé : l'économie du profit personnel, placé avant l'intérêt du pays, et l'enrichissement avec l'argent public, ce qui constitue un système généralisé qui menace le processus politique dans le pays, tout comme les armes et les milices.
 
En un mot, il faudra faire en sorte que les résultats des élections prévues soient acceptés par tout le monde. C'est la confiance qu'il faut installer, a indiqué l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye.
Libye: Salamé s'inquiète des violences chroniques qui menacent les élections
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé a présenté depuis Tunis mercredi 17 janvier devant le Conseil de sécurité des Nations unies son rapport trimesterielle sur la situation en Libye. Il a exprimé ses craintes concernant la situation sécuritaire qui reste instable malgré une certaine amélioration. Il a mis en garde contre la violence qui risque d'enterrer l'accord politique et qui menace le processus électoral en cours.
Des dates précises pour les élections générales prévues cette année en Libye, il n’y en a pas encore. Le bon déroulement de ces élections, prévues à l'origine au printemps prochain, restera fortement tributaire de la situation sécuritaire du pays. Ce pays est régulièrement secoué par des flambées de violence, comme à Tripoli en début de semaine. Des affrontements qui ont causé la fermeture de l’aéroport qui rouvrira samedi prochain.
 
Pourtant, l'affluence des citoyens libyens aux bureaux d'inscriptions ne faiblit pas.
En quelques semaines, 600 000 jeunes majeurs se sont déjà enregistrés, et le chiffre global continue d'augmenter. Il a dépassé les deux millions. Signe que les Libyens misent énormément sur ces élections pour stabiliser le pays politiquement et économiquement.
 
L'échec patent du gouvernement Sarraj
 
Mais selon Ghassan Salamé, beaucoup reste à faire. L’envoyé spécial de l'ONU souligne la nécessité, prioritaire, d'avoir un gouvernement efficace et fort qui sera capable de réunifier les institutions, stabiliser le pays et gérer les élections censées sortir la Libye de la période transitoire.
 
Ce n'est pas le cas du gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj. Il n'a pas su asseoir son pouvoir face aux milices à Tripoli, et il n'a pratiquement pas d'autorité sur le reste du pays qui continue à être profondément divisé.
 
S'ajoute aux multiples défis sécuritaires, le changement de la Constitution avant le scrutin, souligne Ghassan Salamé. Même si les différents partis s'entendent sur la nécessité de changement, et en dépit des efforts acharnés de l'ONU, aucun accord n'a pu être signé.
 
Installer l'intégrité et la confiance
 
S'ajoute aussi, l'amendement de l’accord politique, qui n’est toujours pas fait, mais qui permettra aux différentes institutions de mettre des lois garantissant le bon déroulement du scrutin. Des lois en harmonie avec l'accord politique interlibyen.
 
Autres problèmes qui rangent le pays et qui sont pointés par Ghassan Salamé : l'économie du profit personnel, placé avant l'intérêt du pays, et l'enrichissement avec l'argent public, ce qui constitue un système généralisé qui menace le processus politique dans le pays, tout comme les armes et les milices.
 
En un mot, il faudra faire en sorte que les résultats des élections prévues soient acceptés par tout le monde. C'est la confiance qu'il faut installer, a indiqué l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye.

RFI

Vendredi 19 Janvier 2018 - 09:16



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