​Madagascar: les parlementaires discutent des nouvelles lois électorales

À Madagascar, les nouvelles lois électorales sont débattues à partir de ce 28 février par les parlementaires, à l'Assemblée nationale et au Sénat. Réclamées par la société civile et les partis politiques depuis des mois, ces projets de loi sont cruciaux parce qu’ils vont définir le cadre des prochaines élections, législatives et présidentielle.



​Madagascar: les parlementaires discutent des nouvelles lois électorales
Ces nouveaux textes de lois débattus par les parlementaires à partir de ce 28 février précisent les modalités de l’élection du futur président de Madagascar.
 
Le délai de l’entre-deux-tours est par exemple raccourci. Ce qui implique un délai de délivrance des résultats du premier tour plus court. Ce pourrait être un véritable défi vu certaines zones difficiles d’accès sur la Grande Ile. De grands moyens devraient être mobilisés.
 
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) dispose d’un délai de sept jours pour sortir les résultats provisoires après l’envoi du dernier pli fermé par les sections chargées du recensement matériel des votes. Autre nouveauté : une commission de contrôle des financements de la vie politique est mise sur pied.
 
Requête de la société civile
 
Par ailleurs, pour éviter le flot des candidats indépendants, la loi impose de nouvelles conditions pour la magistrature suprême. Une candidature devra désormais être parrainée par une liste de 150 élus, membres du Sénat ou de l’Assemblée nationale, des conseils régionaux ou des conseils communaux, des maires, des chefs de régions ou de province. Un élu ne pourra parrainer qu’un seul candidat à la fois.
 
Ces lois électorales sont très attendues, en partie parce que la société civile a peur d’une nouvelle crise politique en cas de non-respect de la Constitution.
Les députés et sénateurs malgaches ont quinze jours pour examiner les projets de loi.

RFI

Mercredi 28 Février 2018 - 11:40



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter