PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)




​Maroc: Saïd Chaou, soutien de Hirak, poursuivi pour trafic de drogue



Au Maroc, les auditions des leaders du mouvement Hirak reprennent ce lundi 26 février dans le cadre du procès qui se tient à Casablanca depuis le mois de septembre. Trois nouvelles audiences sont prévues cette semaine. Elles sont destinées à entendre les 54 prévenus considérés comme les cadres du mouvement de contestation qui a agité le Rif l'année dernière. Ces dernières semaines, l'étau judiciaire s'est resserré autour des soutiens au mouvement. Un avocat de la défense, Abdessadek Bouchtaoui a été condamné à 20 mois de prison ferme au début du mois. Par ailleurs, l'une des figures féminines du Hirak, Nawal Benaïssa à, elle, écopé de 10 mois de prison avec sursis. A l'étranger, les autorités marocaines se livrent à une bataille juridique afin d'extrader et juger Saïd Chaou, ancien parlementaire marocain, résidant aux Pays-Bas.

Considéré comme un soutien à financier au mouvement, Saïd Chaou est également accusé de trafic de drogue par Rabat. Ce samedi, un tribunal local néerlandais s'est opposé à son extradition, évoquant « un réel danger de procès inéquitable ».
 
Tantôt qualifié de narco opposant, tantôt de mercenaire de l'agitation rifaine, Chaou, au profil atypique, est dans le collimateur des autorités marocaines depuis 2010, année où il perd son siège de député du Parti Authenticité et Modernité pour ses démêlés avec la justice. Il est accusé d'avoir fourni des dizaines de bateaux pneumatiques destinés à la livraison de plusieurs tonnes de cannabis depuis le Maroc.
 
Réfugié aux Pays-bas depuis lors, Saïd Chaou est condamné cinq ans plus tard dans ce pays pour commerce illicite de cannabis dans les coffee shops qu'il dirige. L'homme d'affaires fortuné, originaire d'Al Hoceïma, affiche en 2017 son soutien au mouvement de contestation dans le Rif. Lors des auditions, les membres du Hirak ont pourtant nié tout lien avec cette personnalité au passé judiciaire chargé.
 
Vendredi dernier, le parquet néerlandais a annoncé qu'il se pourvoirait en cassation pour invalider la décision du tribunal local ayant refusé l'extradition. Saïd Chaou est visé par deux mandats d'arrêt internationaux émis par le Maroc, le dernier en date remonte à juin 2017. L'ex-député avait été remis en liberté provisoire après trois semaines de détention. Le Maroc assure qu'il poursuivra ses efforts pour obtenir son extradition afin de le juger pour des actes criminels graves.

Rfi.fr

Lundi 26 Février 2018 - 11:00



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter