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​Procès des ADF à Beni: la société civile frustrée par la clôture des audiences

Les audiences du procès sont closes depuis lundi 22 janvier. Elles étaient censées faire toute la lumière sur les massacres attribués par le gouvernement et l'ONU à de présumés rebelles ougandais ADF dans ce territoire qui ont fait plusieurs centaines de morts et de portés disparus.



​Procès des ADF à Beni: la société civile frustrée par la clôture des audiences

Une cinquantaine d'arrêts ont été rendus depuis l'installation de la cour opérationnelle militaire et le début des audiences, le 22 août 2016. Pourtant, aucun chef ADF n'est sur le banc des accusés. Jamil Mukulu est toujours détenu au secret en Ouganda. Ceux qui accusaient des officiers de l'armée, comme le général Mundos, d'avoir eux aussi participé aux massacres ont été soit arrêtés, soit ont fui sous la menace de poursuites. Même si, pour la société civile de Beni, ce procès a fait une « certaine lumière » sur ces massacres, il reste encore beaucoup de zones d'ombres. Le président de la société civile de Beni demande à l'ONU de faire une enquête internationale complémentaire.
 
« La population est restée encore sur sa soif, parce qu’on a montré certains auteurs matériels ou exécutants, mais la population dit qu’il y a, par exemple, des autorités politico-administratives ou militaires qui étaient citées, mais qui n’ont pas été inquiétées. La population pense que ça a été peut-être des condamnations de petits poissons et les gros poissons ont échappé pratiquement à ce procès. Vous savez également que Jamil Mukulu est encore en Ouganda, détenu. Mais on se demande pourquoi ça tarde pour qu’il soit aussi jugé en Ouganda. Nous, on réclamait qu’il soit extradé, mais il n’est jamais extradé. Pour notre part, nous aimerions qu’on puisse encore fouiller davantage pour pouvoir corriger là où il y a eu des failles. C’est pourquoi nous avons toujours demandé qu’il y ait une enquête internationale. Je crois que la cour a fait sa part, donc ce n’est pas exclusif ; mais au contraire, c’est inclusif et cela peut vraiment aider à pouvoir apporter une plus grande lumière justement. Mais moi je crois que la population est restée encore sur sa soif », explique-t-il.
 
La société civile de Beni qui demande à l'ONU de mener une enquête complémentaire sur les massacres de Beni, ce message a notamment été passé à Dmitri Titov, le Russe chargé d'enquêter sur l'assassinat des Casques bleus tanzaniens en décembre 2017. 


RFI

Mercredi 24 Janvier 2018 - 14:37



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