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​Santé. Une étude sur le Viagra arrêtée aux Pays-Bas après la mort de onze bébés



​Santé. Une étude sur le Viagra arrêtée aux Pays-Bas après la mort de onze bébés
Des chercheurs néerlandais menaient une étude sur des femmes enceintes dont l’enfant souffrait de problèmes de croissance. Ils administraient du Viagra aux mères, pensant que ce médicament, qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins, pouvait « stimuler la croissance du fœtus ». Mais après le décès de onze bébés, l’étude a pris fin.
 
 La « petite pilule bleue » du Viagra est connue mondialement pour lutter contre les troubles de l’érection. Mais elle a aussi d’autres effets, y compris chez la femme, puisqu’elle favorise également la dilatation des vaisseaux sanguins. Des chercheurs des Pays-Bas pensaient donc que ce médicament allait pouvoir aider des fœtus souffrant d’une croissance déficiente à se développer convenablement, en favorisant l’afflux sanguin dans le placenta.
 
« La dernière chose que nous voulons est de nuire aux patients »
Les chances de survie des nouveau-nés après ces problèmes de croissance étaient déjà « faibles et il n’y a pas d’autre traitement » selon le centre hospitalier universitaire d’Amsterdam, qui chapeautait l’étude, menée dans 10 hôpitaux du pays. C’est pour cette raison que cette étude avait été entreprise. De 2015, date du début de l’étude, à son arrêt le 23 juillet 2018, du Viagra a été prescrit à 93 femmes enceintes, tandis que 90 autres recevaient un placebo.
 
Sur les 93 enfants dont la mère avait pris du Viagra, dix-neuf sont morts, dont onze à cause d’une hypertension pulmonaire qui avait peut-être un lien avec le médicament. Six autres bébés, nés prématurés, souffraient de complications pulmonaires mais ont survécu. Du côté des mères qui avaient reçu le placebo, neuf enfants sont morts, sans complications pulmonaires.
 
Wessel Ganzevoort, le gynécologue qui a dirigé l’étude, s’est dit « choqué » par les résultats des essais, et a assuré que « la dernière chose que nous voulons est de nuire aux patients » dans le journal De Volkskrant.
 
Une dizaine de femmes ayant participé à l’étude attendent encore la fin de leur grossesse. Wessel Ganzevoort s’est cependant voulu rassurant : « tous les enfants sont maintenant hors de danger ».

Ouest-France

Mercredi 25 Juillet 2018 - 12:46



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