​Syrie: attaque au mortier contre une base aérienne, des pertes russes

Le ministère russe de la Défense a reconnu, jeudi 4 janvier, que deux militaires russes ont été tués lors d'une attaque au mortier menée par des islamistes en Syrie à la veille du Nouvel An.



« Alors que la nuit tombait, la base aérienne de Hmeimim a subi une soudaine attaque au mortier d'un groupe mobile de militants » au cours de laquelle « deux militaires ont été tués », indique le ministère russe de la Défense cité par des agences de presse. Le ministère a cependant démenti parallèlement des informations du quotidien Kommersant selon lesquelles sept avions militaires avaient été « pratiquement détruits » dans cette attaque, les qualifiant de « fausses ».
Sécurité accrue
Selon le ministère, la sécurité a été accrue après l'attaque autour de la base de Hmeimim, située dans l'ouest de la Syrie. Le ministère avait annoncé la veille qu'un hélicoptère militaire russe s'était écrasé en Syrie, également le 31 décembre, tuant les deux pilotes, en raison d'un problème technique. L'hélicoptère faisait route vers Hama dans le nord-ouest de la Syrie et aucun coup de feu n'avait été tiré depuis le sol, selon le ministère cité par des agences. La Russie s'est impliquée depuis septembre 2015 dans le conflit en Syrie avec une campagne aérienne pour soutenir le régime de Bachar al-Assad.
Forces spéciales actives
Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a affirmé en décembre dernier que la Russie avait achevé le retrait partiel de ses troupes sur ordre du président Vladimir Poutine, conformément à l'annonce de ce dernier le 11 décembre. L'armée russe a amorcé le 12 décembre ce retrait partiel après deux ans d'intervention. La Russie va maintenir en Syrie son Centre de réconciliation des belligérants, trois bataillons de police militaire, ainsi que la base aérienne de Hmeimim et la base militaire navale de Tartous, avait précisé M. Choïgou. Parallèlement, Moscou a reconnu ces derniers mois que ses forces spéciales étaient actives sur le terrain dans l'offensive contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
 
(avec AFP)
 

RFI

Jeudi 4 Janvier 2018 - 11:00



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