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​Viol sur une mineure de 12 ans: «Il m’a jetée sur le matelas, m’a bâillonnée et m’a violée»

Accusé de viol sur une mineure de moins de 13 ans, le boulanger, Assane Traoré, est dans de beaux draps. Il a été devant la barre, hier, au tribunal du flagrant délit de Saint-Louis.



M.S, 12 ans, déclare avoir été violée à deux reprises, par Traoré, ressortissant malien qu’elle a connu à Mbane, chez une de ses  amies. C’est d’ailleurs là, que le boulanger l’a violé pour la première fois, lors d’une de ses fréquentes visites à son amie, dit-elle. «Je n’ai pas trouvé mon amie sur place. J’y ai vu Assane Traoré qui m’a appelée pour une commission. Il a insisté pour que je vienne dans la maison, indiquant que l’argent qu’il devait me donner pour la commission était dans la chambre», explique la plaignante.

De poursuivre: «Quand je suis entrée dans la chambre, il m’a jetée sur le matelas, m’a bâillonnée, avant de dénouer mon pagne, déchirer mon slip et de me violer. Puisqu’il m’a menacée après son acte, je n’ai pas eu le courage de le dénoncer. Je suis rentrée tranquillement chez moi et j’ai gardé le secret », ajoute la fille.

Se défendant de cette accusation, le prévenu Assane Traoré déclare n’avoir jamais invité la fille à le rejoindre dans son village. C’est elle, de son propre gré et à l’improviste qui est venue lui soumettre un besoin financier qu’il dit avoir satisfait sans hésitation. « J’ai acheté pour elle des chaussures, car les siennes, étaient usées.  Je lui ai offert 3.000 francs, parce qu’elle m’a dit avoir des choses à régler. Je lui ai demandé par la suite de rentrer. Mais, à ma grande surprise, elle est revenue quelques instant plus tard, me disant qu’elle voulait rester un peu», a-t-il expliqué.

Pour le frère de la victime, Assane Traoré, qu’ils ont interrogé à plusieurs reprises sur la présence de la fille, rétorquait qu’elle n’était  pas sur place. «Il avait cadenassé la porte de sa chambre en paille. Il a fallu qu’on regarde à travers une ouverture pour savoir que la fille était bien là-bas. Il a même fallu qu’on le menace pour qu’il daigne ouvrir la porte », avance-t-il.

Pour le procureur de la République, le prévenu n’est pas blanc comme neige, pour avoir reconnu, lui-même d’entretenir des relations intimes libres et consenties avec la fille qu’il disait sa copine.  Aussi, le représentant du ministère public a requis 10 ans de prison ferme. Parallèlement à la défense qui plaide la relaxe du prévenu, dont le sort sera fixé jeudi prochain, relaie "l'Observateur".

Aminata Diouf(stagiaire)

Vendredi 22 Avril 2016 - 10:41


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