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    Affrontements à Calais: un Afghan recherché et une situation très tendue

    La police recherche le principal suspect des coups de feu tirés jeudi 1er février à Calais. Il s’agirait d’un homme afghan de 37 ans. Il aurait tiré sur quatre jeunes hommes érythréens qui sont toujours dans un état grave ce vendredi matin. Les coups de feu auraient eu lieu tout près de l’hôpital de Calais où avait lieu une distribution de repas vers 15h30. 21 personnes ont également été blessées dans trois rixes successives entre Afghans et Erythréens.
     
    Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb est sur place depuis hier soir. Il a de nouveau donné un point presse tout à l’heure et a estimé que ces violences ne sont plus des événements isolés, mais qu’ils sont liés à des réseaux de passeurs qui s’organisent de plus en plus.
     
    Le ministre de l’Intérieur a également évoqué un niveau de violences jamais atteint dans cette ville du nord de la France de violences où se pressent encore les migrants qui rêvent d’Angleterre. Ils sont entre 600 et 800 selon les chiffres de la préfecture ou des associations.
     
    Gérard Collomb fait appel au bon sens des associations
     
    Les associations sont montrées du doigt par le gouvernement, accusées par Gérard Collomb et Emmanuel Macron lui-même de laisser la situation « s’enkyster », selon le ministre de l’Intérieur, notamment parce qu’elles distribuent des repas aux migrants. Pour l’exécutif, ce sont des points de fixation. C’est pour cette raison que l’Etat entend désormais prendre en charge cette distribution, annonce faite par le président de la République début janvier. Emmanuel Macron avait profité de son déplacement sur place pour réaffirmer tout son soutien aux forces de l’ordres. Celles-ci sont en effet très critiquées par les associations, qui les accusent de violences à l’encontre des migrants en déchirant et confisquant les tentes et les duvets par exemple.
     
    Le ministre a redit, ce 2 février, que les pouvoirs publics allaient bientôt prendre en charge eux-mêmes les distributions des repas aux migrants. Ils se tiendront dans des lieux mobiles, pour éviter la sédentarisation des migrants. Les points de distribution seront également éloignés de la ville et des zones industrielles.
     
    Les accords du Touquet dans le viseur
     
    Cette situation dure depuis une quinzaine d’années maintenant. On se souvient du centre de Sangatte au début des années 2000, la première, puis la deuxième jungle de calais qui a suivi et à chaque fois les même raisons : des migrants qui souhaitent rejoindre l’Angleterre et se retrouvent coincés à la frontière fermée.
     
    En cause, pour beaucoup d’observateurs, les accords du Touquet signés entre les deux pays qui donnent à la France la charge de sécuriser cette frontière, à Calais notamment. Des accords dénoncés par presque tous les gouvernements qui se sont succédés en France depuis une dizaine d’années sans que rien n’évolue vraiment depuis. 

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