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    Rentrée scolaire du 3 octobre: les enseignants du privé catholique menacent de ne pas regagner les classes

    La rentrée scolaire pourrait être hypothéquée pour le privé catholique. Le Syndicat national des enseignants des écoles catholiques du Sénégal (Sneecs) va entamer le bras de fer contre son patronat et contre l’Etat du Sénégal, pour des « manquements » à l’égard de la gestion de la carrière de ses membres. A quelques jours dd la rentrée scolaire prévue le 3 octobre, il menace de de ne pas regagner les salles de classe. « Face à cette crise qui n’épargne personne, notre première revendication, c’est l’augmentation des salaires alignés au coût de la vie, avec une révision de la grille des salaires. Personne ne nous a entendus jusqu’ici, mais on attendait juste le moment et c’est le bon moment. La revalorisation des salaires est aujourd’hui au cœur de nos préoccupations, parce que tout le monde du travail ressent les contraintes du coût de la vie. C’est pourquoi on ne peut pas ne pas passer par la révision de la grille des salaires. En quelque sorte, nous allons vers une dénonciation de l’actuelle grille des salaires pour une augmentation des salaires », a confié la Secrétaire générale du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques du Sénégal (Sneecs) au journal Le Témoin.

    En plus de cette préoccupation, les enseignants de l’enseignement catholique ont exigé l’augmentation de la prime de l’Office national de l’enseignement catholique du Sénégal (Onecs), mais également l’octroi d’une prime de recherche. « Les enseignants du privé catholique ne bénéficient que d’une seule prime, qui est la prime de l’Onecs. Cette prime n’a pas connu d’évolution depuis 10 ans. Nous demandons aussi l’octroi d’une indemnité de recherche », affirme Mme Diop. Qui demande par ailleurs, le reversement régulier des charges sociales au niveau de la Caisse de sécurité sociale, l’Ipres et l’Ipm.

    Les enseignants du privé catholique demandent également la régularisation ou le reversement régulier des cotisations statutaires du syndicat, mais aussi des cotisations syndicales appelées check-off. « Ces cotisations sont régies par une loi, tout employeur doit verser pour chaque travailleur qui est syndiqué ou pas, une cotisation qui est fixée à 1000 francs. Nos employeurs récupèrent ces 1000 francs-là, mais ne les versent pas régulièrement au Bureau national. Ces 1000 francs doivent revenir au Bureau national qui, à son tour, reverse les 40%à la centrale syndicale, nous sommes affiliés à l’Unsas, maintenant les 60% qui restent servent à la vie du Bureau national », a-t-elle déclaré.

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