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    Ouganda: après des «tweets», le fils du président Museveni remplacé à la tête de l’armée de terre

    Le ministère ougandais de la Défense a annoncé mardi que le fils du président Yoweri Museveni, Muhoozi Kainerugaba, était remplacé par un autre militaire à la tête des forces terrestres du pays, quelques heures après qu’une série de tweets du fils a provoqué un tollé au Kenya.

    Le lieutenant général Kayanja Muhanga « a été nommé commandant des forces terrestres », selon un communiqué du ministère, en remplacement de Muhoozi Kainerugaba, poste qu’il occupait depuis 2021. Mais comme pour adoucir la punition, le fils du président Museveni a dans le même temps été promu général, à seulement 48 ans, et il reste conseiller du chef de l’État pour les opérations spéciales.

    La décision du ministère de la Défense est intervenue après une polémique créée par des tweets du fils du président Museveni. Réputé discret, Muhoozi Kainerugaba a un tempérament volcanique sur Twitter. Le fils du président Museveni a suggéré qu’Uhuru Kenyatta aurait dû violer la Constitution kényane en briguant un 3e mandat. Il a ensuite affirmé qu’avec son armée, ils prendraient Nairobi en moins de deux semaines. Avant de se demander dans quel quartier cossu de la capitale, il pourrait s’installer.

    Les Kényans, très réactifs sur Twitter, ont commenté des milliers de fois, avec des messages parfois acerbes, parfois humoristiques, sur lui, son père ou l’armée ougandaise, tournée en ridicule.

    Un habitué des polémiques sur Twitter

    Muhoozi Kainerugaba a ensuite semblé rétropédaler. « Je vous pardonne vos insultes » a-t-il écrit, sous-entendant que tout cela était une blague. Mais l’affaire est remontée jusqu’à la présidence puisqu’il a indiqué qu’il « ne battrait jamais l’armée kényane parce que mon père m’a dit de ne jamais essayer ».

    Pour éviter une crise diplomatique, la diplomatie ougandaise a dû publier un communiqué pour vanter les relations avec Nairobi. L’ambassadeur kényan a même été reçu hier au ministère. « Nous avons discuté de problématiques d’intérêt commun. Et tout va bien », a conclu le ministre Alfred Mutua.

    Muhoozi Kainerugaba est un habitué des coups d’éclat sur Twitter. En mars, il avait brutalement annoncé sa démission de l’armée, avant de revenir dessus. Il avait ensuite soutenu l’invasion de l’Ukraine par la Russie ainsi que les rebelles tigréens face au pouvoir éthiopien. Chaque fois, le gouvernement ougandais avait dû se désolidariser de ses messages.

    RFI

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