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    Les associations de presse listent leurs souffrances et alertent la police sur l’audition de Sonko ce jeudi

    Les acteurs des médias sénégalais regroupés au sein de la Coordination des Associations de Presse (CAP) ont tenu une rencontre ce mercredi 2 novembre à la Maison de la presse Babacar Touré. Ce, pour édifier l’opinion nationale sur la situation précaire, les risques dans les médias sénégalais et proposer des solutions durables pour le secteur.

    Après l’atelier de deux jours (les 29 et 30 octobre 2022) à Toubab Dialaw, où ils ont mené de profondes réflexions sur les enjeux et les défis du secteur des médias sénégalais, les acteurs de la presse sénégalaise regroupés au sein de la CAP ont partagé leurs inquiétudes concernant le secteur. « Témoins privilégiés de la vie sociale, politique, économique, culturelle et religieuse, les acteurs des médias que nous sommes, prenons le soin de partager cette déclaration de Toubab Dialaw pour édifier l’opinion sur la situation précaire des médias sénégalais et sur les options de sortie de crise que nous préconisons », a expliqué Mamadou Thior. À en croire ce dernier, cette retraite a permis « de réfléchir et de passer en revue les contraintes », ainsi que « les menaces sur les entreprises de presse et sur les journalistes et professionnels des médias au Sénégal ». 

    Très inquiets, les acteurs de la presse et membres de la CAP, ont déploré le niveau « alarmant », de la situation dans laquelle évolue le secteur. Ce, disent-ils, à cause de la « situation précaire des entreprises de presse, les difficiles conditions de travail et de vie des acteurs des médias, la problématique de la gouvernance des médias publics, les attaques répétées contre les journalistes et les techniciens des médias, etc ». Par conséquent, les membres de la CAP ont appelé les autorités publiques à « accompagner les médias pour un environnement plus favorable aux entreprises de presse, publiques comme privées ».

    Face à ces problèmes, M. Thior a soutenu qu’il est devenu urgent de trouver des solutions « pertinentes et durables, par une prise en charge efficiente et partagée par les acteurs de la presse et les autorités publiques ». Parmi les solutions, « la régulation du secteur par les autorités publiques, l’évaluation et la réforme du Code de la presse, l’adoption d’un code de conduite pour les médias et une meilleure solidarité entre les acteurs du secteur, etc ».

    « Demain, les journalistes ne doivent subir ni entrave ni violence venant des policiers »

    À moi de 24 heures de l’audition d’Ousmane Sonko, le leader de Pastef dans l’affaire Sweet Beauté, Ibrahima Lissa Faye, le président de l’Association de la presse en ligne (APPEL) qui a pris part à la rencontre a exhorté les forces de l’ordre à laisser les journalistes faire leur travail et sans violence contre eux. « On demande aux policiers d’aider les journalistes à faire leurs travail car eux aussi sont sur le terrain pour travailler. On demande à leurs chefs de donner l’ordre à leurs éléments de vérifier les cartes de presse et les laisser faire leur travail. Qu’ils n’entravent pas leur couverture sur le terrain. Ce que l’on veut, c’est que demain (jeudi 02 novembre), les journalistes ne subissent pas d’entrave ni de violence de la part des policiers. De leur côté, les rédacteurs en chef doivent faire en sorte d’envoyer sur le terrain des journalistes détenteurs de carte de presse et portant un gilet de presse permettant de les identifier. Aux véritables journalistes, détenteurs de l’authentique carte de presse munissez-vous de vos cartes de presse pour vous faire identifier faute de quoi, ce qui se passera sera en partie de votre faute. Donc prenez vos dispositions », a déclaré le président d’Appel. 

    Des Assises de la presse seront tenues et permettront de concevoir une stratégie globale de prise en charge durable des problématiques du secteur médiatique ainsi qu’une démarche collective et inclusive de toutes les organisations professionnelles des médias pour définir un plan d’actions stratégiques du secteur de la presse. Les pouvoirs publics, la société civile, le secteur privé, les cercles religieux, les bailleurs de fonds et les organismes de soutien aux médias, y seront conviés. 

    Toutefois, les acteurs de la presse ont aussi réclamé l’assainissement du secteur de la formation des journalistes, la sensibilisation des pouvoirs publics sur la nécessaire augmentation des appuis financiers aux entreprises de presse, publiques comme privées …

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